Sidekicks

Il y a du beau monde sur La nausée, le troisième album de La Canaille : DJ Pone, DJ Fab et Serge Teyssot-Gay pour les plus connus, auxquels il faut ajouter Lazare et Sir Jean du Peuple de l’Herbe. En regardant de plus près, on repère aussi le nom du trompettiste Antoine Berjeaut, auteur avec Mike Ladd de l’excellent Wasteland. En attandant qu’on en reparle ici, vous pouvez découvrir le disque à travers les clips de « Redéfinition » et « Jamais Nationale », et vous replonger dans l’interview qu’on avait faite en 2011 à l’occasion de la sortie de Par temps de rage.

On ne va pas se mentir, iLoveMakonnen est sorti des entrailles d’internet avec une armée de producteurs hors normes mais seulement deux titres potables. Lorsque le premier, « Tuesday », est béni par la présence de Drake pour le remix de l’été, le rappeur/chanteur d’Atlanta passe de simple étoile isolée à supernova prête à entrer en collision avec la surface. En l’espace de quelques jours, Makonnen devient l’artiste le plus convoité de la planète rap. Voici maintenant donc le temps du remix de son deuxième tube en puissance qui invite le nouveau célibataire amateur de jumelles et Jar jar Binks du rap actuel : Wiz Khalifa. Sonny Digital est toujours aux manettes pour cet haiku de dealer délirant, ritournelle dépravée de l’homme à la tête de poupée. Mais iLoveMakonnen aura-t-il un troisième titre à nous mettre sous la dent ? Quelle sera sa prochaine drogue à vendre ?

La biographie de Pimp C, moitié de UGK et figure légendaire du rap texan, sortira début 2015. Elle est signée par la journaliste Julia Beverly, ex-rédactrice en chef du magazine OZONE, très implanté dans le sud des États-Unis. Avec près de 250 personnes interviewées, $weet Jone$, Pimp C’s Trill Life Story promet d’être l’ouvrage de référence sur la vie du rappeur-producteur, décédé en 2007. Le livre est déjà en « pré-pré-commande » (pendant que son auteur planche encore dessus).

Après avoir organisé avec succès deux afterworks en début d’année, nos confrères de Baskets Blanches remettent ça ce jeudi à l’Eventail dans le 11ème arrondissement parisien. Au menu : sélections musicales de qualité proposées Uncle T et DJ Yed, cocktails savoureux et possibilité de gagner des sapes Wrung et des snapbacks Mitchell and Ness. On y sera.

Inutile d’étaler les chiffres. Le sud de Chicago est bouffé par la violence et une criminalité galopante. Brute de décoffrage, la drill music des Chief Keef, Lil Reese, Fredo Santana et autres King Louie est le reflet de cette escalade sanguinolente. Ex-figure locale devenue icône mondialisée en costume trois pièces, Common fait office de vétéran aujourd’hui. Et son dixième album Nobody’s Smiling revient beaucoup sur son Chi-Town, devenu Chiraq. En laissant les clefs de la production à l’historique et éternel No I.D. notre vétéran sert un retour aux fondamentaux rafraichi par un sang neuf de choix, avec notamment Vince Staples et Lil Herb. Common sera le 16 novembre au Bataclan pour jouer cet album mais aussi une partie de ses classiques. Une célébration pour laquelle on offre quelques places, via notre fil Twitter et notre compte Facebook.

Aussi compact qu’en 2002, le crew G-Unit poursuit son grand retour. Cette fois, 50 cent fait un pas en arrière pour laisser Tony Yayo, Young Buck et Kidd Kidd faire le boulot sur une face B de Troy Ave. Leur grand album est à portée de main, il suffit juste de rassembler tous ces inédits mortels lâchés sur le net depuis le début d’année.

Le groupe parisien dans ses oeuvres. La production est signée Krampf et Akeda.

Torturé mais toujours avec un certain sens de l’humour, Slug débite depuis plus de quinze ans ses rimes, alignant les projets comme un marathonien jamais essoufflé. Le dernier né du duo Atmosphere s’intitule Southsiders et comporte son lot de moments de bravoures. Si tu as tout raté, on te conseille de te pencher sur le plutôt subtil « Kanye West » mais aussi sur le clip de « My Lady got two men », fraîchement sorti des cartons. Renforcés par quelques musiciens, Slug et Ant ont débuté depuis une grosse semaine une tournée européenne qui répond au doux nom de North Hell Tour. Forcément, elle inclut un passage par la capitale. La petite sauterie est prévue à La Machine du Moulin Rouge dimanche 12 octobre. Et comme on a toujours de l’amour pour ce cœur d’artichaut de Slug, on t’offre des places pour ce concert, rendez-vous sur notre page Facebook et notre compte Twitter.

On voit déjà les old-timers crier « real hip-hop ».