Sidekicks

La marque aux ciseaux fête sa dixième année d’existence, et investit pour l’occasion le Trabendo, le temps d’une demie-journée chargée. L’événement se déroulera en deux temps, de l’ouverture des portes (17h) au début des concerts (22h), c’est sur la terrasse que Benibla vous donne rendez-vous : Dj Sets (Frencizzle, DJ Kesmo, Krampf etc.) et animations diverses ; puis dès 22h se succèderont un certain nombre d’artistes sur la scène du Trabendo : Alkpote, Freeze Corleone, Prince Waly, Senamo, Lean Chihiro, et d’autres encore. Tous les détails sont à retrouver sur la page facebook de l’évènement.

L’Abcdr s’associe à cette Benibla 10th anniversary party, et vous pourrez l’y retrouver notamment le temps d’un talk-show diffusé en live sur Hotel Radio Paris. Pour l’occasion, le site vous offre deux pass all-inclusive -donnant accès à l’intégralité des festivités, et un t-shirt collector. Cela se passe sur notre compte Twitter.

On avait récemment parlé de Napoleon Da Legend à l’occasion de sa collaboration avec DJ Low Cut. Le revoici dans un style bien différent, accompagné cette fois de Jimmy Jay, avec en prime un chouette clip réalisé par Luc Chiefare.

Après avoir suivi le conseil du rappeur, on peut rouvrir les yeux et revenir près de dix ans en arrière pour découvrir ou redécouvrir cette interview du producteur français.

La marque à la virgule développe depuis plus de vingt ans des spots publicitaires encensant le football. Ces vidéos de l’équipementier sportif, adoubées par Eric Cantona, sont à double tranchant. D’un côté elles magnifient le beau jeu, le spectacle, le geste instinctif et inspiré qui fait toute la magie du ballon rond. Mais de l’autre, elles participent aussi à la mise en scène du football, devenu une véritable industrie du spectacle. Voilà qui pourrait être transposé au rap d’aujourd’hui. D’une richesse incroyable mais pourtant ultra scénarisé, obsédé par l’omniprésence visuelle et les chiffres tel un calendrier de saison aménagé pour les diffuseurs, le rap devient obnubilé par sa propre popularité et se polarise autour d’une économie, pour ne pas dire d’une industrie. C’est elle que défie Flynt, comme à l’accoutumée. De ces rappeurs habitués a chanter l’indépendance, à tourner le dos à l’omniscience Youtube pour y préférer les apparitions scéniques, le MC habitué aux itinéraires bis revient à la notion de beau-jeu tout en enfilant des habits de commentateur. Celui de l’époque musicale qu’il défie depuis son championnat semi-pro, qui n’a pourtant rien à envier aux chaînes Youtube qui commencent à ressembler à des centres de formation où sur mille appelés, un seul sera élu à la vie de MC professionnel. Un mélange de modernité dans le beat et le flow portés par une écriture aux sarcasmes pincés. Mais une ôde aux racines du rap, à sa spontanéité, et non à ses calculs. Bref, l’histoire d’une discipline qui s’acharne à faire la différence entre le jeu et le game. Joga Bonito.

Les beaux jours sont enfin là et la saison des festivals ne va pas tarder à démarrer. Les programmations sont désormais toutes connues et comme chaque année celle du Royal Arena Festival sort du lot, avec un savant équilibre entre figures emblématiques du mouvement, jeunes aux dents longues et grandes références européennes du moment. Pêle-mêle, ce sont donc Joey Bada$$, Chief Keef, Sniper, Das EFX, Ocean Wisdom, Slum Village, Young M.A., Ninho, Evidence, La Base & Tru Comers et plein d’autres qui se succèderont sur les deux scènes du bucolique site d’Orpund, à côté de Bienne (Suisse). Une affiche particulièrement dense qui promet à tout amateur de rap d’occuper ses 17 et 18 août de la meilleure des façons. Si vous en doutez, le recap de l’an dernier devrait vous convaincre.

Il y a quelques semaines, Mouss, DJ émérite, expliquait dans nos colonnes comment un disc-jockey devait répondre aux attentes du public dans les soirées hip-hop. « Quand tu développes une ambiance hip-hop en club, il faut que sur la piste ça reproduise les danses à la mode, que ça chante en cœur les phases. Les gens sont là pour s’amuser et veulent retourner le truc sur les bangers du moment. » Une recette agrémentée d’un saupoudrage de classiques et de quelques découvertes que les soirées Night School appliquent à la lettre avec à chaque fois de beaux plateaux de DJs. Ce sera le cas ce mardi 5 juin, à Ivry. Pour tous ceux qui veulent se déchaîner et s’amuser dès vingt heures devant un beau line-up, une entrée pour deux est à gagner. Alors guettez notre page facebook, car c’est une mise en jambe pour cet été avant quelques plateaux encore un peu plus chauds. Un warm-up façon Night School.

Événement incontournable du Sud Ouest (et seule terre d’entente entre Basques, Landais et Béarnais chaque année) le festival Garorock est sans aucun doute l’un des gros événements du mois de juin en France. Bonne nouvelle : le rap est présent en force dans sa programmation 2018, puisque Orelsan, Damso, Macklemore, Nekfeu, Roméo Elvis, Rilès, Lorenzo, Crazy B, et Mura Masa seront à l’affiche du festival du 28 juin au 1er juillet. On sera donc présents sur place, et sûrement vous aussi, puisque l’on va vous offrir 2 places par jour. Pour gagner, il suffit d’aller sur notre Facebook et de répondre à une question en commentaire (en précisant la journée qui vous intéresse le plus si il y en a une). Bonne chance !

Rappeur aussi aiguisé qu’il peut être mélancolique, Tengo John a sorti avec Multicolore une mixtape foisonnante de teintes et nuances, entre brise légère sur « Printemps » et temps orageux sur « Trois Sabres ». Pour son dernier clip, un « Cityzen Spleen » dont le titre affiche la couleur, Tengo John et son pote Prince Waly trainent leur cafard dans une mise en image rappelant la nouvelle vague. Le vendredi 8 juin prochain, Tengo John va porter sur scène ses coups de mou et de pression lors de son premier concert parisien. C’est à la Boule Noire, et on vous fait gagner 2 x 2 places pour l’occasion. Ca se passe sur nos comptes Twitter et Facebook. Tirage au sort vendredi 1er juin.

« J’arrive avec le schlass entre les dents, j’approche de la quarantaine, mais l’âge mental d’un p’tit con de seize ans ». Cette phrase d’Ockney résume tout l’esprit du nouveau morceau du SOGP, « Damoclès ». Sur la production grinçante et turbulente de Mayer de Hits Alive, Gerard Piquey (aka Dr. Kimble) et Ockney déroulent un rap qui sent les culs de bouteilles et de joints de la veille, avec une humeur de gueule en biais et de bois idéale pour menacer de faire tomber l’épée de Damoclès. Rasage de près le 29 mai prochain avec la sortie de leur nouvel album Fusion Ultime.

Parmi les rappeurs qui négligent l’idée même de quantité, il y a Haroun. Parmi les rappeurs qui respectent la notion de qualité, il y a encore Haroun. Il y a quelques jours, le membre le plus scred de la Scred a publié un nouveau freestyle. Inutile d’en dire des tonnes tant les deux minutes rappées et produites ici sont une merveille. Jouant de son côté insaisissable, rappelant qu’il travaille l’arrachage de caisse claire dans l’ombre, le maître à jouer de Frontkick développe un flow où la nonchalance se transforme en musicalité hors-norme. Sur un sample de guitare et un beat « boom-trap », les intonations d’Haroun jaillissent de l’ombre comme les yeux luisants d’un regard déterminé, planqués sous un keffieh. Joyau de Bezbar, de Paris Dix-huit à Séville.

« M’en aller », diffusé en mai 2017, était une belle introduction à Nls Casaway, recrue du label Orfèvre d’Espiiem. Un titre où le rappeur de Verneuil-sur-Seine, dans les Yvelines, levait le menton pour regarder vers l’horizon, sur une production équilibrée comme un kokutsu-dachi. Un an plus tard, Casaway sort un triptyque plus offensif avec « Hajime », clip sobre où il est coincé entre son quartier et le 4/3 en noir et blanc du réalisateur Arsedi. S’il a (légèrement) perdu l’aspect mélodieux de son titre de 2017, Casaway montre plus d’énergie et de hargne, notamment sur « Element de paix » et « Roi sans couronne ». Mélange entre dépouillement et nervosité, ces trois titres dévoilent le potentiel de la signature d’Orfèvre, et donnent envie de voir ses prochains katas.