BEN plg, faim d’histoires
Après un an et demi de silence, BEN plg revenait au début du mois avec L’Histoire Sans Fin. Un troisième album plus lumineux mais ancré dans la réalité, qu’il raconte longuement à l’Abcdr du Son.
À chaque sortie d’album ou presque, l’Abcdr du Son s’entretient avec BEN plg, pour parler de son évolution musicale et – indirectement – de sa vie personnelle. En liant la trajectoire de son histoire avec celle de sa musique depuis ses débuts, le rappeur nordiste a su mêler l’intime et l’universel, dans une musique destinée à raconter quelque chose de plus général via son parcours.
Ce constat posé, il n’était donc pas étonnant de voir le rappeur revenir aujourd’hui avec un nouvel album plus optimiste : après des années de travail et – parfois – de galères, le Nordiste vit aujourd’hui de sa carrière musicale, et s’apprête à remplir des Zéniths à Paris et à Lille. Un changement de vie qu’il raconte sur L’histoire sans fin, un nouvel album plus ouvert musicalement (et sans doute plus grand public) dans lequel le rap reste pourtant omniprésent.
Le temps d’une heure attablés à un bistrot, l’Abcdr du Son a pu discuter avec lui de la conception de ce disque, des changements dans sa vie, et de sa volonté de toujours rester ancré dans le monde qui l’entoure. Pour continuer de raconter sa réalité en musique, coûte que coûte.
Abcdr du Son : La dernière fois que l’on t’a vu, tu t’apprêtais à partir au Vietnam en résidence. Ça a été le point de départ de ce nouvel album ?
BEN plg : Complètement. À la base, le but de ce voyage, c’était de récompenser l’équipe. Parce que ça faisait quatre ans qu’on faisait des albums, et qu’on avait la tête dans le guidon. Au final on y est allés pour vivre le fantasme de partir ensemble, acheter une paire d’enceintes, et les poser dans la montagne pour faire du son. Et ça a été le point de départ du disque. On était au centre du pays, et on a enregistré les deux premiers morceaux de l’album là-bas, « Printemps » et « Chanson d’amour ». Il y a d’ailleurs des photos de ce voyage dans le livret du disque.
A : Il s’est passé un an et demi entre ton deuxième album et ce nouveau. C’est ta période d’absence la plus longue depuis le début de ta carrière. Tu avais besoin de souffler un peu ?
B : Dans les faits, et dans ma tête, j’ai sorti deux albums. Parce qu’il y a aussi la Grünt. Vingt minutes de rap non stop, c’est quasiment un album pour moi en vrai. D’ailleurs, on l’a pressé en vinyle avec L’Histoire Sans Fin. Et des morceaux de la session Grünt ont failli finir sur l’album. Donc je ne me suis pas laissé tant de temps que ça en vrai. Mais c’est vrai que j’avais aussi besoin d’un peu vivre des choses. C’est pour ça qu’on est partis au Vietnam par exemple. Et l’air de rien, entre l’Olympia et la sortie de ce nouveau disque, je n’ai pas eu tant de concerts que ça. J’ai eu un peu peur de ça, du vide que ça allait me faire, et en fait j’ai adoré ! Surtout qu’à côté de ça, mes streams augmentaient. J’ai l’impression d’avoir un peu laissé les gens qui me connaissaient déjà tranquilles, pendant que les autres découvraient ma musique.
A : Comment est-ce que tu as abordé cet album ? Tu avais le nom en avance, tu savais dès le départ où tu voulais aller ?
B : Je fonctionne toujours en essayant de faire les meilleurs morceaux possibles, et ensuite je vois où ça me guide. Mais c’est vrai que je me souviens que pour Paraît que les miracles n’existent pas, on s’était dit « On va faire une mixtape ». Je ne sais pas pourquoi, c’était débile. [Rires] Au final j’avais dit aux gars : « franchement, c’est un album ». Je trouvais que les morceaux étaient trop solides. Sur L’Histoire Sans Fin, on a fait plein de morceaux et quand on a commencé à sentir qu’on faisait des choses vraiment fortes on s’est basés sur ça. Je pense par exemple à « Toujours un gamin » : je garde mon identité, mais c’est un son rappé un peu plus mainstream. Parce que la thématique est universelle. Si tu le fais écouter à des darons ça va leur parler, alors que c’est un mec qui rappe sur de la 2-Step. J’étais content de réussir à faire ça dans ma musique, je ne l’avais jamais fait avant.
© Eliott De Sousa pour l’Abcdr du Son
« Depuis Dans Nos Yeux, je trouve que ma musique mérite d’être écoutée par le plus grand nombre. Mais je m’en branle d’être dans le top. J’ai juste envie que ma musique atteigne sa meilleure forme. »
A : Est-ce que tu as voulu rendre ta musique plus accessible, grand public ?
B : Plus pop ? Non, je fais des albums de rap. Mais je pense que j’ai rendu mon style plus lisible. La vérité, c’est que je cherche juste à faire les meilleurs albums possibles, c’est tout. Après, c’est vrai que depuis Dans nos yeux, je trouve que ma musique mérite d’être écoutée par le plus grand nombre. Donc j’ai envie de la rendre lisible, mais dans les tournures de phrases, ou d’autres manières. Mais je m’en branle d’être dans le top. J’ai juste envie que ma musique atteigne sa meilleure forme album après album, et je réfléchis comme ça. J’ai appris que « Histoire sans fin » entrait sur NRJ en rotation. C’est génial mais je n’ai jamais cherché ça. J’essaie juste d’améliorer ce que je fais.
A : Même sur le morceau avec Orelsan ? Il est assez radio-friendly.
B : Mais moi je ne trouve pas. Je comprends qu’on se dise ça, mais au final c’est deux couplets de rap et un refrain chanté. C’est juste que Orel’ est tellement devenu mainstream que quand on l’entend chanter ça sonne grand public. Mais c’est neophron et Lucci à la prod’, et à la base j’étais tout seul dessus. Si il y avait eu Orel’ sur « Les avions dessinent dans le ciel » on m’aurait dit la même chose. Après oui, j’ai Orelsan en invité, évidemment que je vais l’envoyer en single ! Je ne suis pas bête non plus, je sais que ça va aider l’album à avancer, et me faire découvrir à plein de gens. Mais à la base, j’ai juste essayé de faire de la bête de musique.
A : Comment est-ce que la connexion s’est faite avec Orelsan d’ailleurs ?
B : On s’est croisé dans la rue.
A : Non, c’est vrai ?
B : Je te jure ! Je buvais un café avec Lujipeka dans Paris, et Orelsan passe au loin avec une poussette, et sa femme. Il a regardé vers nous et il a fait coucou. Je fais “Oh !” et il est venu ! Il m’a parlé, “Bravo pour l’album”…
A : Et vous ne vous connaissiez pas du tout ?
B : Pas du tout. J’étais trop content de savoir qu’il connaissait déjà ma musique, déjà. Et du coup je lui ai proposé un feat quand c’était le bon moment.
A : C’est quoi le bon moment ?
B : Après avoir sorti une Grünt qui fait mal. [Rires] Et après que tu aies annoncé deux Zéniths. Après, franchement, Orelsan, c’est l’artiste le plus impressionnant avec lequel j’ai travaillé, que ça soit en termes d’implication, de gentillesse, ou de soucis du détail. J’ai trop de respect pour lui, vraiment. On se l’est dit plusieurs fois avec mon manager Ludo, son succès est vraiment hyper mérité.
A : Lorsqu’on t’a vu pour le podcast Trajectoire il y a un an, tu nous disais que tu trouvais que ta musique était assez triste, notamment à tes débuts en 2020 et 2021. Sur L’Histoire Sans Fin, il y a beaucoup plus de lumière. C’est peut être même ton album le positif.
B : En fait, je vois une carrière comme une saga, avec un personnage qui évolue d’albums en albums. Et c’est sûr qu’aujourd’hui, je vis plus confortablement qu’à l’époque de mon premier album. Quand j’étais petit, j’avais peur de crever et d’être un clochard. Donc évidemment que ça va mieux… En sortant Paraît que les miracles n’existent pas, j’ai compris que les miracles existent quand les choses que tu aimerais deviennent ta réalité. Et ce nouvel album vient raconter ça. Donc oui j’avais envie de raconter que ça va mieux, tout en me demandant comment est-ce que je vis avec ça. Parce que j’ai toujours les mêmes principes : je suis toujours un mec de gauche avec des envies militantes, des envies sociales ultra fortes. Et je voulais le raconter sans que ça fasse l’album facile du mec qui a réussi et qui se plaint de ça. Aujourd’hui je n’ai plus peur de ne pas remplir mon frigo, alors que je suis un traumatisé du manque et de la faim. Et c’est une victoire de malade. Mais je ne vais pas m’arrêter de vivre parce que je pourrais avoir une forme de culpabilité par rapport à ça.
© Eliott De Sousa pour l’Abcdr du Son
A : Donc l’aspect plus positif de ton écriture est ressorti naturellement sur l’album ?
B : Complètement oui. Au début de l’album, je dis que c’est bon, je suis sorti de la misère. Et après, je me demande ce que je fais de ça maintenant. C’est pour ça que je parle d’histoire sans fin. Sur « Pour la gloire sur ma peau », je dis : « C’est bon, je peux tout niquer, ma daronne elle est plus triste ». Mais c’est faux, frère. Ma daronne est encore triste. Ce n’est pas parce que je vis mieux et que mon frigo est rempli que je n’ai pas les mêmes soucis. Les problèmes ne se règlent pas avec la réussite.
A : Il y a quelque chose qui revient plusieurs fois sur l’album c’est le psy.
B : Oui.
A : C’est un hasard ?
B : Non parce que j’y suis allé. Et vu que j’ai toujours été attaché à cette idée de réalité rap musique, je trouvais ça cool de le dire. Si je vais chez le psy, je te le dis, tout simplement.
A : Est-ce que le fait d’entamer une thérapie, ça peut changer des choses sur ton écriture ?
B : Je pense que je n’ai pas fait assez de séances, mais oui c’est sûr. C’est tellement quelque chose qui t’amène à te rendre compte de trucs sur toi que ça te donne forcément des idées, ça inspire un peu. J’en parlais avec mon producteur Lucci, et je disais que je n’avais pas envie d’aller chez le psy et de faire session juste après. Parce que j’aurais peur que ça me rende trop mélancolique. Après peut être qu’il faudrait que j’essaye un jour. Mais c’est aussi un truc que je fais pour moi et pas pour la musique. Quand j’étais petit, je me souviens que j’écoutais la Sexion d’Assaut et Lefa disait « Je veux pas l’aide d’un truc psychologique ». Et j’étais d’accord avec lui. Je ne lui jette pas la pierre parce qu’on pensait tous comme ça. Mais en fait j’étais bête de penser comme ça, parce que c’est en évitant d’aller fouiller dans la poussière sous le tapis que tu répètes des comportements toute ta vie. Alors que tu pourrais être plus heureux en changeant des choses. Mais ça reste un luxe, il faut pouvoir se payer les séances. J’encourage tout le monde à y aller quand c’est possible dans tous les cas, je suis content d’avoir fait ça.
A : J’ai remarqué qu’il y avait autre chose qui revenait beaucoup sur cet album : c’est l’année 2020, quand tu galérais à tes débuts. Tu en parles notamment sur “Les glaçons”. Pourquoi ?
B : Quand tu es dans des périodes de création tu as du doute. Ça fait six ou sept mois que tu n’as pas sorti de musique, tu es dans le flou, et ce sont des moments où tu es plus en contact avec tes peurs. Parce que tu n’as plus la dopamine des réseaux pour te rassurer. Ce qui est marrant, c’est que je vis plutôt bien le fait d’être face à ça. Mais c’est aussi des moments où tu prends le temps de regarder ce que tu as fait par le passé. Et on parlait avec mon manager Ludo de cette année-là parce qu’il y a une vraie vidéo qui existe d’un show qu’on a fait en 2020, où il y avait 40 personnes dans un parc. Ça puait sa grand mère, et ce n’était pas facile à vivre. Je me rappelle qu’on s’était dit les deux : « c’est la dernière fois qu’on vit ça ». Mais en prenant du recul, on était sur scène en train de s’arracher, et il y avait quand même 40 personnes qui venaient et qui connaissaient déjà nos morceaux. Donc ça me fait aussi plaisir de repenser aujourd’hui à cette période-là. Je chéris tout autant ces moments-là, à l’époque de Dans nos yeux où je faisais des shows devant 100 ou 200 personnes qui s’arrachaient sur « Coeur propre et mains sales ».
A : Il y a vraiment un ingé son qui t’as dit à la fin d’un concert que ce n’était peut être pas fait pour toi ?
B : Oui. C’est dingue hein ?
A : C’est violent quand même.
A : C’est comme à l’école en français. J’ai un souvenir d’une prof à la fac, qui m’avait dit « Ah, tu écris pas très bien toi ». Je me suis dit « Ah ouais ? Ok ». Je n’aime pas ce sentiment de « Ah bah tiens, toi tu vois, j’avais raison » mais par contre ça, j’y pense souvent et je me dis : « Allez, toi je t’emmerde ! » [Rires]
« Le monde va toujours mal et il se passe des dingueries. Des lycéens se font arracher les mains, et ça me concerne plus que mes scores en midweek. »
© Eliott De Sousa pour l’Abcdr du Son
A : Est-ce que tu dirais que tu es moins pudique sur cet album ? Je pense à des morceaux comme « Laisse moi te dire » ou même « Chanson d’amour ».
B : J’ai l’impression que c’est vraiment sur « Laisse moi te dire » que je suis en mode portes ouvertes. On me parle beaucoup de ce truc d’impudeur sur cet album mais je n’ai pas ce sentiment. En tout cas, au début de ma carrière, j’avais ce truc où tu m’écoutais et tu pouvais être presque gêné par l’impudeur de certaines choses que je livrais. Mais sur « Laisse moi te dire » c’est un peu désarmant comme morceau. Sauf que je le raconte avec des images quand même. Je suis très pudique sur ce sujet mais j’avais envie de le dire. Après j’en ai parlé avec mes proches, je leur ai demandé si ça allait si je sortais ce morceau.
A : Tu en as discuté avec ta copine avant ?
B : Oui quand même, c’est important. C’est la principale concernée, des gens viennent lui en parler. Ça revient aussi à mettre sa vie à elle sur la place publique. Mais elle a kiffé la chanson, et j’ai déjà plein de retours d’autres personnes qui vivent la même situation. Et ils sont trop contents d’entendre quelqu’un en parler. Quand tu es dans une situation particulière, entendre des gens qui vivent la même chose en parler, ça fait trop du bien.
A : Avant de partir au Vietnam, tu nous avais dit que tu pensais collaborer avec d’autres producteurs que le trio Lucci, Murer et Le Caméléon, avec qui tu as composé la quasi intégralité de ta musique. Au final ils sont sur presque tous les morceaux de ce nouvel album.
B : [Sourire] Je suis allé voir plein de producteurs pour cet album, mais peu de morceaux sont restés à la fin. J’ai fait pas mal de sessions avec Sam Tiba, et on s’est super bien entendu, mais on n’a pas réussi à rentrer de morceaux dans la sélection finale. Pareil avec Pierre Cheguillaume, qui est le compo’ de Zaho De Sagazan avec qui j’ai aussi fait pas mal de sons. Mais je vais continuer à m’ouvrir à d’autres producteurs, parce que ça nous apprend de nouvelles choses. Mais c’est vrai que c’est marrant parce qu’à la fin, on s’est dit « Les meilleurs morceaux c’est avec les gars en fait ». Je me sens bien avec eux et j’ai l’habitude de travailler avec, donc c’est plus simple pour moi. Et je pense aussi qu’ils sont super forts. Franchement, le niveau des prods sur l’album… c’est un peu mes âmes soeurs musicales.
A : Sur le dernier morceau de l’album tu dis quelque chose d’intéressant : « J’fais semblant de goûter le vin au restaurant / j’fais pas semblant de devenir une vedette ».
B : Elle fait plaisir celle-là ! [Rires]
A : Ce qui a plu aux gens avec toi à la base, c’est que tu rappes le quotidien et la normalité. Comment est-ce que tu fais pour préserver ça, alors que tu deviens quelqu’un qu’on reconnaît dans la rue, qui va faire des Zéniths ?
B : Je pense que quand tu gardes de la lucidité par rapport à ça et aux changements autour de toi, ça te fait garder les pieds sur terre. Et l’autre chose importante, c’est que mon cercle proche, ce ne sont pas des gens de la musique. J’ai pas mal d’amis « d’avant », et ils me parlent d’autre chose. La musique, c’est une part énorme de ma vie, mais j’aime bien parler avec mes proches de trucs qui n’ont rien à voir avec ça, c’est important aussi. Et j’ai envie de rester ancré dans le réel. Je suis plus à l’aise, mais pouvoir partir en vacances l’été sans me poser de questions, ou remplir le frigo ça reste quelque chose d’incroyable pour moi. C’est des trucs de mec normal. Je ne crois pas que j’ai des rêves irrationnels ou coupés de la réalité. Je pense que tant que tu restes ancré dans le monde qui t’entoure, tu ne perdras pas ça : le monde va toujours mal et il se passe des dingueries. Des lycéens se font arracher les mains, et ça me concerne plus que mes scores en midweek. Je ne suis pas du tout un nouveau riche, je reste ancré dans le monde, et je n’ai pas envie de me désintéresser de ça.
© Eliott De Sousa pour l’Abcdr du Son
A : Tu termines l’album en disant : « Demain j’irai chanter la lumière, la tristesse ne nous fait plus rêver ». C’est le message de l’album ?
B : Quand j’ai rappé cette phrase je me suis dit « C’est trop bien si l’album se termine là-dessus ». La tristesse, ça ne nous a jamais fait rêver, mais à côté de ça j’ai toujours aimé les morceaux de rap d’écorchés vifs, par des mecs qui sont malheureux. Et j’ai aussi fait ce rap-là. Il y a un rappeur qui s’appelle 55ASKY qui a récemment dit « Allez dire à Ademo que la misère n’est pas si belle », et j’ai trouvé cette phrase hyper stylée. Parce que ce n’est pas la misère qui est belle, c’est la simplicité. La misère et la tristesse ce n’est pas beau. Quand on s’en reparle on en rigole, mais ce n’était pas ok de vivre dans des logements minuscules. On y repense juste avec nostalgie parce qu’on a vécu des bons moments dedans. C’est pour ça que l’album s’appelle L’histoire sans fin. J’aurais tout le temps une part de mélancolie en moi, ma nature ne va pas changer. Mais j’ai toujours été un mec globalement joyeux aussi. Donc quand je dis ça en fin d’album, c’est presque un truc de motivation envers moi même : le plus dur c’est de faire des morceaux plein d’espoirs. Parce que la mélancolie, c’est trop universel.
A : C’est ce que tu veux faire pour la suite ?
B : Je pense que je serai toujours le même, mais on m’a beaucoup dit ces derniers temps que des morceaux comme « Histoire sans fin » ou « Parait que les miracles n’existent pas » étaient pleins d’espoirs. Et ça me fait vraiment plaisir. Si je peux faire de la musique mélancolique, qui donne aussi envie de se dépasser, c’est trop beau. Après, est-ce que demain je n’irai chanter que la lumière ? Je ne pense pas. C’est un peu pareil avec le fait que j’ai encore du mal à dire « je t’aime ». C’est pour ça que je parle d’histoire sans fin : parfois, tu dis des choses de manière ultra convaincue dans des morceaux. Et le lendemain tu n’arrives pas à les appliquer à toi-même.
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