Ennio Morricone
Sampleur / Samplé

Ennio Morricone

Plus de cinq cent scores pour le grand et le petit écran, des collaborations légendaires avec Sergio Leone, mais aussi avec Brian De Palma, Dario Argento, John Carpenter, Quentin Tarantino, Bernardo Bertolucci ou Henri Verneuil pour ne citer qu’eux. Si aujourd’hui l’actualité d’Ennio Morricone est un peu moribonde, l’œuvre du Maestro est assez magistrale pour en contempler l’héritage.

N’en déplaise aux John Williams et autres Hans Zimmer, l’émotion qui se dégage des compositions d’Ennio Moriconne reste inégalée et laisse bien souvent une empreinte indélébile dans les souvenirs des cinéphiles, experts comme amateurs. De Pour une poignée de dollars à Il était une fois en Amérique, les illustrations sonores des six films réalisés en association avec son compatriote, et ancien camarade de classe, Sergio Leone sont entrées au panthéon des plus grandes compositions du septième art. Le plus grand coup de maître(s) de ces frères d’armes italiens demeurant sans doute cette envolée lyrique au-dessus de la gare du village des pionniers, combinée à un travelling vertical, dans Il était une fois dans l’Ouest.

Des orchestrations incroyables toujours au service du film, que ce soit dans des westerns spaghetti comme Le Bon, la brute et le truand, d’obscurs gialli italiens comme L’Oiseau au plumage de cristal, de grandes fresques historiques comme 1900, des épopées mafieuses comme Il était une fois en Amérique ou de la science-fiction horrifique comme The Thing. Pour Ennio Morricone, le réalisateur devait laisser de l’espace à la musique. C’est ce qu’il aimait particulièrement chez Sergio Leone où la musique était souvent jouée en live sur le tournage. Il aimait également expérimenter de nouvelles sonorités qui donnaient une certaine valeur ajoutée, une certaine fraîcheur à ses compositions. C’est ainsi qu’on entend des coups de fouets ou de feu, des cloches, des galops de chevaux ou encore des sifflements de cow-boys sur les thèmes de Pour une poignée de dollars en 1964 et de Et pour quelques dollars de plus en 1965. Subtilement et savamment agrégés à des orchestrations grandioses entremêlant grosses ou fines cordes, orgues ou pianos, chœurs tragiques ou oniriques, cuivres et percussions haletantes, le maître mettait tout en œuvre pour que la musique colle parfaitement à l’image. Ennio Morricone glissait dans ses compositions un véritable supplément d’âme, en sortant de sa botte l’instrument ingénieux qui allait faire toute la différence : un harmonica sur « L’uomo dell’armonica » pour accompagner un Charles Bronson au front suant, ou une flûte de pan sur « Cockeye’s song » avant que le petit Dominic ne dérape sous le pont de Manhattan.

À l’âge de 90 ans, le chef-d’orchestre compte aujourd’hui plus de 70 millions de disques vendus à travers le monde. Il est une légende vivante située au croisement de deux mondes intimement liés, celui de l’image et du son, du cinéma et de la musique. Un patrimoine culturel qui dépasse le cadre du cinéma et qui n’a pas échappé aux plus grands producteurs de rap en France et aux USA. La preuve en quelques exemples, non exhaustifs, des plus beaux samples des musiques du Maître.

« La resa dei conti » samplé par Kheops Kheops – « Sad Hill » feat. IAM (1999)

1997, la voix fatiguée d’un conducteur de diligence piochée dans la version française de Le Bon, la brute et le truand et le carillon de L’homme sans nom issu de Et pour quelques dollars de plus. Un face-à-face final avec l’Indien, rythmé au son d’un tintement minutieux, qui servira à merveille la production de DJ Kheops. Freeman en incroyable Tuco, Chill grimé en Sentenza qui réitère la performance de « Un Bon son brut pour les truands », et Jo (Shurik’n) l’Indien « le teigneux brisé au peyotl ». Un hurlement de coyote, la célèbre sentence de Clint Eastwood au refrain et le cri final d’Eli Wallach. La manœuvre de DJ « Blondin » Kheops est parfaite et il signe, avec ce sample de “La resa dei conti”, l’un des meilleurs morceaux d’IAM. Quinze ans plus tard, le groupe marseillais abandonnera pour des raisons de droits d’auteurs un ambitieux projet d’album, IAM Morricone, dans lequel chaque morceau devait être basé sur un sample du compositeur italien. N’en restera qu’un timide « Misère » sur Arts martiens reprenant un piano de la bande originale d’Il était une fois en Amérique de 1984.

Le samplé : Ennio Morricone - « La Reisa del Conti »

« Sporco Ma Distinto » samplé par DJ Premier Jay-Z – « So Ghetto » (1997)

Le beat est de DJ Premier, le morceau de Jay-Z. Les deux ont samplé Ennio à plusieurs occasions. DJ Premier pour OC sur Jewelz en échantillonnant le score d’un film de Henri Verneuil (Le Casse, 1971) sur le morceau « My World ». Pour Jay-Z, il s’agit du thème « Al Capone » tout droit sorti des Incorruptibles de Brian De Palma (et pour lequel Ennio Morricone remportera son seul Grammy Award), qui sera utilisé dans la version clippée de « Can’t Knock the Hustle » en 1996. Puis six ans plus tard, sur The Blueprint²: The Gift and The Curse, le producteur Charlemagne samplera dans une discrétion toute relative le « Ecstasy of Gold » présent dans la scène finale de Le Bon, la brut et le truand. Mais c’est ce riff sec et épais de « Sporco Ma Distinto » apparaissant sur la BO d’un film franco-canadien de 1983 avec Lino Ventura, Le Ruffian, qui attirera l’attention. Preemo accélère la boucle et donne un élan rugueux aux propos plus que jamais ghetto de Jay-Z, qui entamait alors son ascension vers les sommets. L’histoire était déjà en marche, et « So Ghetto » fut une pierre de plus à l’empire que Shawn Carter est toujours en train de construire.

Le samplé : Ennio Morricone - « Sporco Ma Distinto »

« L’Uomo dell’Armonica » samplé par Pone Fonky Family – “Les Mains sales” (1998)

Retour à Marseille, dans les rues du Panier. Retour au far west également avec un monument. « L’Uomo dell’Armonica », Charles Bronson à l’harmonica, un riff électrique qui fait monter la tension et l’orchestration d’Ennio Morricone pour couronner un tout à la fois mystérieux, menaçant, fataliste et apaisé. Ici, le récit d’écorché vif du Rat Luciano fait écho au chef d’œuvre de Sergio Leone Il était une fois dans l’Ouest. Comme si l’ambiance crapuleuse du far west et de ses gueules mal rasées collait à l’époque post-Yves Mourousi de Christophe Carmona.

En utilisant une boucle de violons mêlée à des chœurs désenchantés, Pone et Le Rat (accompagné de Fresh du Venin) réussissent le tour de force de faire imaginer ces visages suants dans les yeux des jeunes crapules du Panier. Aérant l’instru sur le refrain pour permettre à l’auditeur de respirer, les deux membres de la Fonky Family (qui n’a plus rien de Fonky pour le coup) plongent dans un monde féroce où l’argent a pris le dessus sur les flingues depuis belle lurette. Le Rat y tient le micro comme Sergio la caméra et Pone y enfile le costume d’Ennio, le temps de 4 minutes 43 secondes.

Le samplé : Ennio Morricone - « L’Uomo dell’Armonica »

« Dopo l’esplosione » samplé par L’Agence Sadik Asken – « En 2/2 » feat. Les X Men (remix)

Exercice de style exécuté à trois et plié en 2/2. Ill, Cassidy, Sadik Asken au micro, L’Agence à la prod. On n’en sait pas beaucoup plus sur ce titre enregistré en 2000. Hormis que l’exercice est très réussi, que l’ambiance y est décontractée, que les flows sont élastiques et qu’il reprend un sifflement de cow-boy mexicain ou irlandais.

« Dopo l’esplosione » est un morceau de Il Était une fois la révolution, où l’association James Coburn-Rod Steiger fait des merveilles. Ce sifflement, judicieusement utilisé par L’agence en introduction de ce « En 2/2 remix », plante le décor chaud comme une explosion de dynamite à Mesa Verde et relax comme Juan Miranda qui prépare la tambouille. Le détail qui fait toute la différence.

Le samplé : Ennio Morricone - « Dopo l’esplosione »

« Messico e Irlanda » samplé par Kheops Kheops – « Les Jours sont trop longs » feat. Def Bond (1997)

Toujours à Marseille, à nouveau sur la compilation Sad Hill de DJ Kheops, se retrouve un échantillon de « Messico e Irlanda » pour le poignant « Les jours sont trop longs » de Def Bond (en compagnie de Karl). De la douleur et de l’espoir ressentis sur le terrible morceau de Ennio à la vision des morts de la grotte par le duo John et Juan dans Il était une fois la révolution, il ne reste plus que la douleur du texte de Def Bond sur la perte de sa mère. Une pluie fine et un grésillement de vinyle  agrémenteront la production du DJ d’IAM pour ce morceau typique de l’époque et qui annoncera le premier album de Def Bond : Le Thème. Un disque où « Les jours sont trop longs » résonnera avec les morceaux intimes « Demain je meurs » et  « Tant pis », fatalistes mais empreints d’espoir.

Le samplé : Ennio Morricone - Messico e Irlanda

« Per un pugno di dollari – version 2 » samplé par Madizm & Imothep Busta Flex – « Majeur » (1998)

Un pied dans le 93, l’autre dans le 13. Deux grands producteurs français ont trouvé une boucle illustrant la vie nocturne du jeune Clint Eastwood et de Gian Maria Volonte dans le désert de Pour une poignée de dollars. En 1998, pour l’album éponyme de Busta Flex, Madizm isole une triste trompette du « Per un pugno di dollari – version 2 ». Il y additionne un crépitement de vinyle et des drums percutants. Mais il y a surtout l’ajout d’un accord de clavier qui apporte une discrète éclaircie dans cette noirceur, où les murs du quartier d’Épinay-sur-Seine ont remplacé les rues arides d’un pueblo du Far West. Busta Flex, après un dialogue aiguisé avec un grand du quartier, lâche un couplet unique avec le leust’ qu’on lui connaît sur ce « Majeur » passé à postérité.

Freeman – « Drôle de vie » feat. K-Rhyme le Roi

Sur « Drôle de vie », issu de l’album L’Palais d’Justice, Freeman & K-Rhyme le Roi s’en prennent aux facéties et à la rudesse de la vie. Comme celle de Madizm, la production d’Imothep reste collée au bitume contrairement à la composition d’Ennio qui s’envolait vers un final en apothéose. Il compose un instrumental noir où les hi-hats résonnent comme un compte-à-rebours, aidé par les scratchs des Turntables Dragun’z (DJ Majestic, DJ Ralph et feu Sya Styles) qui fournissent un travail d’orfèvre sur ce L’Palais d’Justice extrêmement bien produit par le pool de La Cosca/361 Records.

Le samplé : Ennio Morricone - « Per un pugno di dollari – version 2 »

« Carlotta » samplé par Sulee B Wax Assassin – « Sérieux Dans Nos Affaires » (2000)

Un sample accéléré par Sulee B Wax ouvre Touche d’espoir, le quatrième album d’Assassin sorti en 2000. Rockin’ Squat y pose un « Sérieux dans nos affaires » clamant haut et fort les convictions du groupe réputé le plus militant de l’hexagone. Sulee B Wax déniche une boucle du score de Mission, film de Roland Joffé (palme d’or en 1986) qui raconte une mission jésuite du XVIIIe siècle auprès des indiens Guaranis aux frontières du Paraguay, de l’Argentine et du Brésil. « Carlotta » est un bouquet de cordes orchestré par Ennio pour un film dont le message se retrouve dans la prise de conscience portée par le groupe parisien. Des morceaux comme « Guerre Nord-Sud », présent sur « L’homicide volontaire », ou « Esclave 2000 » sur cet album résonnent avec la trame du film de Joffé. Pour transformer cette mélodie triste en production énergique, Sulee B Wax étoffe le sample de drums rapides. L’ancien membre des Little MC’s fait monter la tension progressivement grâce à une corde spartiate bien sèche, et l’amplifie encore au refrain à l’aide de vifs violons. Rockin’ Squat est plein de fougue sur cet instrumental technique et ouvre comme un générique ce « Touche d’Espoir » qui sera finalement le crépuscule d’Assassin.

Le samplé : Ennio Morricone - « Carlotta »

Il grande silenzio samplé par Jelahee Rocca – « L’Original » (1997)

Entre le film Le Grand silence de Sergio Corbucci et le morceau « L’Original » de Rocca, vingt-neuf ans se sont écoulés. Jelahee, alias Gallegos, producteur attitré de La Cliqua, sample le morceau « Il Grande silenzio » qui intronise dans un monde immaculé de blanc un cow-boy muet et sa monture pris dans une tempête de neige. La musique d’Ennio Morricone donne cette impression de solitude au milieu d’un espace géant et hostile. Jelahee touche peu aux quelques secondes échantillonnées du morceau original. Il y place quelques hi-hats, des drums et minimise le sample pour ne laisser qu’une mélodie discrète comme un murmure, derrière le rap aiguisé de Rocca qui combat seul avec ses atouts. Son flow tranchant, sa culture franco-colombienne et son regard acéré sur un monde franco-français renfermé sur lui-même, avec ses jaloux et ses envieux : « A Paris, c’est : plus tu déchire, plus on te déteste. L’amour vache, les tests, les ragots, rares sont les hommes de noblesse… »

Le samplé : Ennio Morricone - « Il grande silenzio »

« La Lucertola » samplé par Cut Killer Fabe – « Détournement de son » (1998)

À l’orée des années 60 un nouveau genre de cinéma, principalement italien, fait son apparition. Entre le film érotique et le thriller policier-horreur, le giallo compte Dario Argento comme expert du genre. Comme d’autres gialli de l’époque, Le Venin de la peur (1971) de Lucio Fulci, un autre maître du genre, a la particularité d’avoir Ennio sur sa bande sonore. Le thème « La Lucertola » est comme le genre de cinéma qu’il illustre : entre le mystère et la sensualité. En 1998, Cut Killer détourne le début de ce morceau et le boucle pour « Détournement de son », issu de l’album du même nom, de Fabe. Ce titre n’est pas l’extrait le plus passionnant du disque du fondateur de la Scred Connexion, mais il opère en douceur la liaison avec son opus précédent Le Fond et la Forme.

Le samplé : Ennio Morricone - « La Lucertola »

« Cosa avete fatto a Solange ? » samplé par Havoc & DJ Premier Mobb Deep – « Blood Money » (2006)

Sorti en 1973, Cosa avete fatto a Solange ? est un autre giallo dont la « colonne sonore » a été utilisée à deux reprises et sur deux boucles différentes par des maîtres en leur genre. Havoc en premier en 2006 et DJ Premier en second en 2013. La composition de l’italien est triste, alternant notes de piano, nappe de violons, chœur féminin. Le combo parfait en somme pour un rap de rue, développé par deux producteurs différents pour deux boucles issues du même morceau.

Sur « Blood Money », présent sur le best-of Life of the Infamous… The Best of Mobb Deep (sorti chez Loud/Legacy Records), le duo Mobb Deep alors signé chez G-Unit/Interscope tease d’une certaine manière leur prochain album qui portera le même titre. Havoc boucle sept secondes du thème d’Ennio, avec cet accord de piano et ces cordes soudaines, pour en faire un morceau où la menace côtoie l’ironie et le je-m’en-foutisme. Avec Prodigy chantonnant au refrain, « Blood Money » est dans le plus pur style mobb-deepien. Un piano-violon efficace, mais un peu routinier.

Joey Bada$$ – « Unorthodox » (2013)

Sept ans plus tard, l’héritage du duo se fait ressentir chez Joey Bada$$, jeune rappeur prometteur de Brooklyn, qui sort en 2012 une première mixtape au grain poussiéreux sentant bon le boom-bap new-yorkais. En 2013, il réitère avec Summer Knights et des pointures tels que Alchemist, MF Doom ou Statik Selektah à la production. C’est sur la dernière piste du disque qu’arrive DJ Premier. La légende de Houston flippe et accélère neuf secondes du morceau original pour en faire un sentencieux « Unorthodox » avec sa patte reconnaissable entre mille et ses fameux hooks scratchés en guise de refrain.

Le samplé : Ennio Morricone - « Cosa avete fatto a Solange ? »

« Uccellacci e Uccellini » samplé par Erick Sermon EPMD – « Symphony 2000 » feat. Method Man, Redman & Lady Luck (1999)

En 1999, EPMD sort l’artillerie lourde avec « Symphony 2000 » en conviant les Blunt Brothers Redman et Method Man, ainsi que Lady Luck. Présent sur Out Of Business, le morceau est le seul single de l’album, ego-trip puissant avec cinq performers dont Reggie Noble et Tical au plus grand de leur forme. Erick Sermon sample la bande original d’un film de Pier Paolo Pasolini, Des oiseaux, petits et gros (1966). « Titoli Di Testa », la composition enjouée d’Ennio Morricone, s’ouvre sur un rapide accord de violon, pour faire place à un chanteur italien tout aussi enjoué. Mais c’est seulement ce vif riff de cordes aïgues qui intéressera Erick Sermon. Le producteur de Brentwood y ajoutera une percussion trouvée chez Michel Colombier, autre compositeur de musique de film (ici Le Pacha de Lautner), et des notes de basses funky bien grasses pour en faire ce banger new-yorkais de l’aube du millénaire.

Le samplé : Ennio Morricone - « Titoli di testa »

« Preludio d’Amore » samplé par Chup The Producer Benny the Butcher – « India » feat. ElCamino (2018)

2018, Benny the Butcher sort en compagnie d’El Camino le glacial « India » et surprend son monde en délivrant un récit cru et rude des rues de Buffalo rappé avec une authenticité désarmante. Point d’orgue de l’EP A Friend of Ours, il n’est pas le premier morceau de la clique de Griselda qui sample Ennio Morricone. En 2015, Big Ghost Ltd, pour Westside Gunn et Conway, échantillonnait une envolée lyrique de « Doricamente » sur « Fendi Seats ». Puis en 2016, Daringer pour Conway et Prodigy, amplifiait l’écho d’une guitare électrique de « The Ballad of Sacco e Vanzetti – part 2 » pour un « Broken Safety » du diable. Ici, sur « India », c’est Chup The Producer qui accélère la boucle principale de « Preludio d’Amore », extrait de la BO de Cosi Come Sei, drame érotique italien de 1978. Composition froide d’Ennio, qui n’aurait pas dépeint dans l’arc d’Asgard des Chevaliers du Zodiaque, où un fantôme semble hanter les protagonistes et l’auditeur. Benny The Butcher l’a bien compris et exploite la production de la meilleure des façons, sa voix rauque donnant un contraste grave et rugueux à la froideur de l’instrumental de Chup.

Le samplé : Ennio Morricone - « Preludio d’Amore »

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