À l’écoute

De Schoolboy Q à Lalcko

Notre dernière sélection est un nouveau concentré d’éclectisme. Et l’occasion de saluer l’arrivée de Diamantaire à la rédaction.

Les X – « One, One, One » (Jeunes, Coupables et Libres, 1998)

« Fumer les plantations secrètes de Kadhafi« , « redescendre sur terre que pour conduire une Buick spacieuse » et des « masques à oxygène pour inhaler les vapeurs du bang« . « One One One » offrait un sacré programme, très haut sur le vol « THC 747 Jet ». Le tout sur une production Malabar reprenant une partie du « Funky Worm » des Ohio Players. Plus de douze années se sont écoulées et les classiques des X-Men mettent toujours dans le mille. — Nicobbl

Lalcko – « Les Voix Suprêmes » (Sang d’encre – Haut débit, 2004)

Ou comment convaincre en un seul morceau le label référence de l’époque. L’espace, le temps, l’Histoire. Nous sommes en 2004 et Lalcko est déjà bien trop large pour ces rues étroites. Retour aux pyramides via les voies suprêmes. — Diamantaire

Schoolboy Q – « There He Go » (Habits & Contradictions, 2012)

Schoolboy Q assure un début d’année explosif avec une aisance insolente sur son Habits & Contradictions. La preuve en est ce « There He Go » presque fanfaron avec ses yo-yos vocaux dignes d’un chanteur tyrolien. Variations, réalisme et originalité, le Q envoie grave et donne envie de fredonner toute la journée. La nouvelle fournée des Black Hippy a très bon goût. Cela devient une constante. — Lecaptainnemo

The Chromatics – « Tick of the Clock » (Drive, 2011)

Si Drive de Nicolas Winding Refn restera comme l’un des films les moins décroissants de l’année 2011, il le doit en immense partie à ce « Tick of the Clock » des Chromatics. Une ligne de basse à la Havoc, un sens du bullet time proche du Mehdi de « Gare du Nord » et surtout, surtout, une amputation de plus de dix minutes par rapport à la version 2007 du morceau. Bref, juste ce petit goût de trop peu qui donne envie d’éteindre les phares, de checker les trois rétros, d’actionner la touche Repeat et de reporter, encore une fois, le moment de quitter le périph. — Anthokadi

Boo-Yaa T.R.IB.E. – « Death Row California » (Doomsday, 1994)

Vous voyez Drake? Bon. Mettez-vous pile en face de lui. C’est fait? Bon, maintenant, retournez-vous à 180°. Cherchez l’opposé complet. Après déjà une bonne trotte vous arrivez à, disons, Celph Titled… vous continuez… passez Schoolly D… non non, encore plus loin, direction la côte ouest. Allez… Nous y voilà. Les Boo-Yaa T.R.I.B.E. : des quartiers de barbaque tatouée ambulants, tirant leur nom de leur origine samoane et du doux bruit du fusil à pompe. Nous sommes en 1994, à l’époque de Doomsday, album qui pousse à la limite du supportable le récit d’embuscades, de règlements de compte et d’empilement de macchabées, sur fond d’influences funk passées à la moulinette hardcore. Si « Death Row California », placé vers la fin de l’album, est typique sur le plan narratif, il sort du lot par son longueur (pas loin de 9 mn!) et sa construction, tout en modulations d’abord et en ruptures ensuite, avec une dernière partie qui s’envole vers une sorte d’opéra rock en hommage à la Faucheuse – even the strong die. — Greg

Fermer les commentaires

2 commentaires

Laisser un commentaire

* Champs obligatoire

*

  • CIACIA,

    Bonne sélection ! Beaucoup de souvenirs pour le X-men et Boo Ya Tribe, une mention spéciale pour le « Tick off the clock », ce son est vraiment hypnotique même si à l’inverse de la tendance, j’ai eu beaucoup de mal avec le film !

  • dizer,

    les voix supremes, toute mon adolescence, Thumbs up LAL