La Rvfleuze, roi roi
Interview

La Rvfleuze, roi roi

De son incarcération jusqu’au sommet des charts, La Rvfleuze a fait une des entrées les plus fracassantes de ces dernières années dans le rap français. Pour la première fois, il raconte longuement à l’Abcdr du Son son parcours et sa musique.

Photographies : Nour Aucomte pour l’Abcdr du Son

Tout est allé très, voire trop vite, pour La Rvfleuze : il y a un an à peine, le rappeur du 19eme arrondissement sortait en effet d’incarcération, pour pleinement se lancer dans la musique. Au fur et à mesure des morceaux, celui qui a fait des serrures et des services d’alarmes de sécurité son esthétique, s’est mis à enfoncer toutes les portes du rap français en un temps record. D’abord en agitant les réseaux sociaux avec une série de freestyles (« Serrure » 1, 2 et 3), ensuite en signant son premier tube en solo (« PIB ») suivi de featurings avec Gazo (« KAT »), GIMS (« GARANTIE ») ou Leto (« Connexion Macabre »), et enfin en livrant ce que son public attendait : un vrai premier album. 

Avec Numéro d’écrou, La Rvfleuze livre un disque de trap française grand public, tout en lui ajoutant autre chose : un vécu particulier, disséminé ici et là, au fil des morceaux. Notamment dans ses derniers instants, où l’introspection s’infiltre un peu plus dans son écriture, pour raconter son temps passé derrière les barreaux. Une trajectoire à part, à la fois complexe et inhabituelle, qui donne indirectement plus d’épaisseur au vécu sans filtre qui ressort de ces treize titres. Quelques jours avant la sortie de son premier long format, le rappeur a accepté de parler le temps d’une heure avec l’Abcdr du Son pour raconter son histoire et sa musique. Un sujet largement discuté, décrypté, et rapporté (parfois à tort) ces derniers mois sur les réseaux sociaux, qu’il prend ainsi le temps de largement détailler pour la première fois dans cet entretien. Avec, derrière, toujours la même volonté :  raconter son vécu, sans jamais vraiment faire exprès.


A : Tu n’as presque jamais parlé de tes débuts dans la musique. Depuis quand est-ce que tu écoutes du rap ?

LR : J’écoute de la musique depuis petit, et un peu de tout, je ne suis pas bloqué sur un rappeur en particulier. J’ai toujours écouté uniquement du rap français ou presque par contre, pas trop d’américain. Quand j’étais plus jeune, c’était Jul, Maitre Gims, Booba, Stromae… En vrai, j’écoutais un peu tout le monde. Et j’ai commencé à rapper en 2021. 

A : Comment ça s’est fait, justement ?

LR : J’accompagnais souvent un pote à moi qui faisait du rap au studio, et le voir faire ça, ça ne me donnait pas envie honnêtement. J’étais venu une dizaine de fois avec lui, et un jour, pour mon anniversaire, mes potes m’ont ramené à nouveau au studio. On s’est mis à rapper et ils ont fini par me dire : “T’es meilleur que nous”. Voilà. Je me suis mis à faire des sons tout seul et j’ai sorti “Serrure 1”, “Serrure 2, “Serrure 3”. Et j’ai enchaîné. 

A : Donc “Serrure 1” est vraiment le tout premier morceau que tu as écrit et enregistré ?

LR : Oui, c’est ça. C’est le destin. 

A : Tu t’es senti directement à l’aise en cabine ?

LR : Direct. Au début, je ne faisais pas de la musique en me disant que j’allais être là où j’en suis maintenant. C’était une activité comme ça : on avait rien à faire, on allait au studio. Mais mes potes ont aimé ce que je faisais et ils m’ont motivé à continuer. Je ne sais pas s’ils y croyaient mais moi non. Vis à vis de ma mère, de ma famille, je ne voulais pas, notamment parce que je n’étais pas à l’aise de mettre mon image comme ça sur les réseaux. Et puis au final mes potes m’ont saucé, j’ai fait un clip, deux clips, trois clips…

« Quand je vais en cabine pour la première fois, on me dit de faire des ambiances. Je n’ai pas d’inspiration, je dis “roh roh”. L’ingé me dit : “Tu dis que ça ?”. Je lui répond “Ouais je dis que ça”. »

A : Tu faisais du foot en même temps, c’est ça ?

LR : J’ai fait du foot plus jeune mais j’ai arrêté vers 17-18 ans. J’ai commencé à l’ES Parisienne, et je suis ensuite allé un an à Auxerre, puis à l’Entente Sannois Saint-Gratien. C’est là bas que je suis vraiment devenu un joueur et que j’ai appris à jouer au foot. J’étais un peu du genre à ne pas faire de passes, mettre des petits ponts, et mon entraîneur m’a appris à lâcher le ballon. C’est là-bas que j’ai pris du plaisir et que j’ai passé mes meilleures années de football. Et après j’ai arrêté. Je n’allais plus à l’entraînement, j’ai fait des conneries, garde-à-vue, puis la prison… 

A : On t’as très vite identifié pour ton adlib, qui est aujourd’hui partout. Tu te souviens comment tu l’as trouvé ?

LR : C’était un truc que je disais tout le temps avec mes potes avant le rap. Donc quand je vais en cabine pour la première fois, on me dit de faire des ambiances. Je n’ai pas d’inspiration, je dis “roh roh”. L’ingé me dit : “Tu dis que ça ?”. Je lui répond “Ouais je dis que ça”. [Sourire] Et c’est pareil avec mon nom. On m’a toujours surnommé comme ça, même en dehors de la musique, donc je voulais m’appeler La Rvfleuze et pas autrement. 

A : Est-ce que tu dirais que c’est avec “Serrure 3” que ta carrière commence à vraiment prendre ?

LR : Je ne sais pas, je ne calculais pas tout ça. Quand “Serrure 3” est sorti, j’étais au quartier des arrivants en prison. J’avais fait un clip, et deux jours après je me retrouvais en garde-à-vue. Je rentre en prison, je n’ai pas de téléphone, je ne vois pas tout ce qu’il se passe. Et c’est quand j’arrive dans mon bâtiment de détention que je vois tout ce qu’il se passe. Je comprends alors que les gens aiment vraiment le morceau. 

© Nour Aucomte pour l’Abcdr du Son

A : Quand tu arrives en prison, tu te dis que le rap, c’est fini pour toi ?

LR : À un moment-donné, oui. Quand je rentre, j’en ai pour deux ans donc j’y pense encore. Ensuite, ça passe à six ans. Et là je ne pense plus du tout à ça. Je me dis que c’est comme ça et que c’est le destin. 

A : Qu’est-ce qui fait que tu as l’idée de faire des lives TikTok ?

LR : C’est mon co-détenu. Il me dit “Viens on fait des lives”. Moi je ne manie pas l’application, je ne connais pas tout ça. Il prend mon téléphone, et il lance le live lui-même. 

A : Et tu te mets à pousser les trois morceaux Serrure.

LR : Oui, je laisse les sons tourner sur les vidéos, je mets de la musique dans ma cellule. Et à un moment donné, je me fais cramer en détention. Les surveillants me disent : “On te voit sur TikTok” et j’arrête tout. Je reste dans la discrétion, je ne me fais pas remarquer, et je suis sorti. 

A : Mais tu as su que les morceaux avaient marché ? 

LR : Je parlais avec mes potes tous les jours, et ils me disaient “J’étais au feu rouge tout à l’heure et j’ai entendu un mec qui écoutait ta musique”. On me faisait plein de remarques comme ça, même de gens qui étaient en vacances à l’étranger. Même si j’étais en cellule, je sentais que ça prenait de l’ampleur. 

A : Tu te dis que quand tu vas sortir, tu vas te consacrer au rap ?

LR : Non. Déjà, je ne pense pas à sortir. J’ai eu deux aménagements de peine refusés, donc à un moment donné je me dis que ça ne va pas être pour tout de suite. J’ai finalement fait une confusion de peine, qui a été acceptée, et ils m’ont laissé sortir.

A : Tu sors l’EP EALS pendant ta détention. C’est de ta volonté ou de ton entourage ?

LR : Quand je suis rentré en prison, plein de morceaux à moi ont fuité. Ce n’était pas de mon plein gré, et ça me saoulait, mais je n’avais pas le choix. Ca faisait longtemps que mon public n’avait pas eu de musique, et je recevais souvent des messages de gens qui me demandaient quand ces morceaux-là allaient sortir. Donc je les ai rassemblés sur cet EP. Pour moi ce n’est même pas un projet, ce sont juste des sons mis ensemble. 

A : Tu as écrit quand tu étais incarcéré ? Ou pas du tout ?

LR : Oui, beaucoup de choses. J’ai fait des textes pour des sons, mais je ne les ai pas forcément gardés après. En détention, j’écrivais souvent quand j’étais puni. Si j’avais mon iPhone j’écrivais dessus. Si j’étais puni, j’écrivais sur un bout de papier. Et à partir de la dernière année, j’ai un peu arrêté. Je pensais à sortir et je voyais que je n’avais rien pu faire de ce que j’avais écrit. Je me suis dit que ça ne servait à rien. Et j’ai aussi l’impression que quand tu sors, tu as autre chose à dire. En sortant, j’ai trouvé que j’étais bien plus fort qu’avant. Je l’ai vraiment vu aux premières sessions.

A : Comment est-ce que tu l’expliques ?

LR : Parce que j’ai beaucoup écrit et beaucoup lu en détention. J’avais droit à deux livres tous les mardis, je prenais n’importe lesquels. Je n’avais pas de télé, pas de téléphone, et quatre murs. C’était pour m’occuper. 

A : À ta sortie en mars 2025, tu vas te mettre à publier un morceau par mois. Tu avais envie de rattraper le temps perdu ?

LR : Je me suis juste dit que ça faisait trois ans que j’étais là, que je recevais des messages pour me demander quand est-ce que je revenais tous les jours en cellule, donc j’avais envie de dire : je suis dehors, tenez, je vous donne. Ce n’est pas tout le monde qu’on attend pendant trois ans. Donc si je peux donner, je donne. 

© Nour Aucomte pour l’Abcdr du Son

« Depuis que je suis sorti j’ai plus travaillé qu’autre chose. J’ai fait un album, j’ai sorti dix morceaux avant. Je suis obligé de travailler.  »

A : Dès ta sortie, tu vas beaucoup en studio ?

LR : Oui, énormément. Surtout les deux ou trois premiers mois. J’ai enchaîné beaucoup de séances, et j’ai ensuite un peu ralenti, j’ai pris du repos. Mais depuis que je suis sorti j’ai plus travaillé qu’autre chose. J’ai fait un album, j’ai sorti dix morceaux avant ça, et dans mon téléphone je dois encore en avoir une vingtaine d’autres actuellement. Je suis obligé de travailler.

A : À ta sortie, tu rencontres deux personnes qui ont l’air d’avoir été importantes dans ton parcours, les producteurs Sokol et Eliyel. 

LR : J’ai mis les pieds dehors et une ou deux semaines après je rencontrais les deux. Sokol voulait bosser avec moi, et je ne connaissais pas vraiment de producteurs. Je ne savais pas vraiment qui c’était et au fur et à mesure, il est devenu comme mon frère. On a tout fait ensemble. Musicalement, en dehors de la musique, on s’entend trop bien. Avec Eliyel aussi, mais il est plus discret. Mais si j’ai le choix, je vais choisir de bosser avec eux. 

A : En mai 2025, tu sors “PIB”, et le morceau explose sur les réseaux. Est-ce que tu dirais que c’est un moment marquant dans ton parcours ?

LR : Oui, c’est important parce que quand je le sors, c’est le premier refrain que je fais de ma vie. Je n’en avais jamais fait avant, et Sokol trouvait qu’il y avait un petit risque à sortir le morceau, même si il l’aimait vraiment. J’ai fait le têtu, je l’ai sorti quand même, et on a vu que les gens ont aimé. “PIB” c’est un de mes premiers morceaux solo qui a vraiment marché. Je pense que c’est aussi parce que j’étais sorti de prison, l’engouement a joué là-dessus. 

A : Deux mois après, Gazo t’invite en featuring sur le morceau “KAT”. C’est le premier à te l’avoir proposé dans le rap français.  

LR : Gazo, c’est le sang. Même avant le rap, je le connaissais déjà. Ça s’est fait naturellement, on a fait une séance de trois-quatre heures, et le morceau était prêt, ça a été rapide. Mais oui c’est quelqu’un d’important. Je ne considère même pas Gazo comme un rappeur, on est vraiment proches. Je suis plus proche de lui que n’importe qui dans la musique, donc je ne peux pas dire qu’il n’est pas important. 

A : Il y a énormément de références sportives dans tes morceaux, et tu cites souvent des joueurs un peu confidentiels, pas forcément des noms évidents. C’est naturel pour toi ?  

LR : Je ne fais même pas exprès. J’écrivais ce qui me passait par la tête, et pour moi c’était cool Tyrese Haliburton ou De’Aaron Fox [joueurs des Indiana Pacers et de San Antonio Spurs, ndlr]. Je pense que ça a créé de l’engouement parce que les gens pensent que La Rvfleuze ne connaît pas ça. Alors que La Rvfleuze, il connaît. [Sourire] 

A : Tu trouves ça plus cool de citer un joueur du Stade Rennais ou de Fulham plutôt que Messi ?

LR : Bah oui. Ça sert à quoi de dire Messi ? Tout le monde le connaît. Après je ne réfléchis pas à ça en me disant “Je vais dire le nom d’un joueur qu’ils ne connaissent pas.” Pour moi ce ne sont pas des joueurs inconnus. Si tu regardes le foot et si tu es branché, tu connais. 

A : D’ailleurs, ton nom est allé jusqu’en Angleterre par rapport à ça. Sur TikTok, un supporter anglais est tombé sur le nom de ton morceau avec PLK, “Jamie Bynoe-Gittens”. 

LR : Il joue dans mon club préféré, Chelsea, et c’est pour ça, c’est tout. Je le kiffe depuis Dortmund. Il est déjà trop fort. Il est juste blessé, c’est pour ça. S’il était en pleine forme, le gars de la vidéo n’aurait pas dit ça. Mais quand je cite ces joueurs-là, je ne pense pas au fait qu’ils vont me solliciter ou m’envoyer un message, je le fais parce que j’ai vraiment envie de le faire. Mais si ils aiment, tant mieux. 

A : Aujourd’hui, tu sors ton premier album, Numéro d’écrou. C’était évident pour toi de parler de ton vécu en prison ? 

LR : Oui. Je n’ai pas eu directement l’idée du nom de l’album, mais une fois qu’on l’a trouvé, je me suis dit que ça collait bien. Et le numéro d’écrou qu’on voit sur la pochette, c’était vraiment celui que j’avais. 312-388. 

A : Tu as enregistré l’album dans quelles conditions ?

LR : 50% en bracelet, 50% en semi-liberté. Je n’avais pas le choix, c’était les conditions. J’allais en studio et je rentrais en prison le soir-même. Je faisais comme je pouvais. 

© Nour Aucomte pour l’Abcdr du Son

« J’ai écrit « Argent Sale » en prison sur un bout de papier, sans téléphone, et le lendemain je suis sorti l’enregistrer. L’écriture de ce morceau a été hyper facile pour moi  »

A : Sur cet album, tu essayes de faire des choses un peu différentes, notamment sur la fin du disque. Des morceaux plus personnels, plus chantés aussi. 

LR : C’est ce que j’aime faire. Je sais que mon public aime quand je rappe, donc je leur donne ce qu’ils aiment. Mais dans mon téléphone, j’écoute La Rvfleuze chant. J’ai mis un seul morceau chanté sur l’album, “BETISE”, et on verra comment les gens vont le prendre. Mais je ne peux pas faire que du rap, il faut ouvrir aussi. Si j’arrive à chaque fois en débitant sans arrêt, on ne va pas m’écouter. 

A : Tu penses que tu vas essayer de plus chanter par la suite ?

LR : Non je ne pense pas comme ça. Je me dis que je vais faire les deux. Il faut toujours rapper quand même. Parfois tu es au soleil, tu veux écouter de la chanson. D’autres fois tu es au bâtiment, tu veux écouter du rap. On fait un peu de tout. 

A : Il y a un vrai travail sur les prods sur cet album. Comment est-ce que ça s’est fait ?

LR : Il faut demander à Sokol. Il a peut être travaillé sur 70-80% de l’album : j’arrivais en studio, il me donnait des prods, je m’asseyais, j’écrivais dessus, j’allais en cabine. Et si je ne kiffais pas, je lui disais et on changeait. J’essaye en tout cas d’être capable de poser sur n’importe quelle prod. Je m’adapte au rythme, et je vois. 

A : Il y a eu un petit engouement autour de l’outro de ton album, “ARGENT SALE”, que tu as interprété chez Colors. Comment est-ce que ce morceau a été fait ?

LR : Ce morceau, je l’ai écrit je pense en… deux heures. Je suis rentré en cellule à 21h, et à minuit j’avais fini de l’écrire. J’ai écrit le morceau en prison sur un bout de papier, sans téléphone, et le lendemain je suis sorti l’enregistrer en studio. C’est le premier morceau  que j’ai sorti qui était un peu différent de ce que je fais d’habitude, c’est peut être pour ça que ça a surpris les gens. Mais je pourrais faire plein de sons comme ça. Peut-être que ça a surpris, moi je sais que je peux le faire. L’écriture de ce morceau a été hyper facile pour moi en tout cas. 

A : Le morceau “PARLU” est intéressant dans l’écriture aussi. Comment tu l’as fait ?

LR : Je l’ai écrit au studio directement. Tu me parles de “PARLU” après “ARGENT SALE”. Tu trouves que ça se ressemble ?

A : Les deux morceaux sont un peu dans le même style oui.

LR : J’ai fait “PARLU” vingt-quatre heures après “ARGENT SALE”. Vu que j’ai kiffé “ARGENT SALE”, je voulais un autre son un peu similaire. Donc je l’ai fait en voulant qu’il ressemble un peu à “ARGENT SALE”. 

A : Sur le morceau “COACH” tu dis : “Je fais du rap et c’est pas pour les trends”. TikTok et les réseaux sociaux ont beaucoup joué dans ton succès pourtant. 

LR : Je ne l’ai pas dit comme une critique. C’est juste que je fais du rap sans me poser cette question. Quand il y a une trend je ne ne m’y attends pas, et je ne veux pas savoir si il y en aura une sur le morceau que je suis en train de faire. Mais ça ne me dérange pas du tout qu’on reprenne mes morceaux sur TikTok. Ça ne peut pas me déranger. Je fais de la musique pour que les gens kiffent. Si c’est le cas, c’est le plus important. 

« Je ne fais vraiment pas exprès de dire tout ça aux gens. Soit je dis tout, soit je ne mets rien sur la feuille.  »

A : Sur la fin de l’album, tu dis « je raconte ma vie, je ne fais même pas exprès ». C’est-à -dire ?

LR : Je ne pensais pas que les gens allaient autant retenir cette phrase. Et je ne savais même pas que ça allait donner ça. J’ai écrit sans instru’, sans rien, j’étais en cellule, enfermé. Je n’avais pas de rythme, je faisais tout par rapport à ma plume. Ça t’a marqué cette phrase ?

A : Elle dit quelque chose sur l’authenticité, oui. 

LR : Je ne fais vraiment pas exprès de dire tout ça aux gens. Soit je dis tout ça, soit je ne mets rien sur la feuille. Je vais raconter quoi ? C’est juste ma vie. 

A : Qu’est-ce que tu retiens de ce premier album ? Tu pensais être capable d’arriver à en faire un dans ces conditions ?

LR : Si j’en ai fait un aussi rapidement, je peux en faire d’autres, tout simplement. Et on va travailler pour. On va voir ce que ça donne. C’est le premier, j’espère que ce n’est que le début. Il y en aura plein. 

Merci au Red Star FC pour leur accueil. 

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