Krisy, l’amour du risque
Interview

Krisy, l’amour du risque

Sur son deuxième album Edward Risky, Krisy raconte ce qu’il a sur le cœur, entouré de son équipe du Jeune Club. Rencontre avec le rappeur belge pour retracer l’histoire de ce disque conçu avec les siens et pour les siens.

Photographies : Brice Cassagn pour l’Abcdr du Son.

Depuis son apparition sur la scène rap francophone en 2017, Krisy a décidé de faire les choses comme il veut, quand il veut. Dans une industrie poussant les artistes à alimenter autant que possible les plateformes et les algorithmes, ce postulat de base pourrait faire presque figure de choix radical, tant la boulimie artistique semble être devenue une norme omniprésente. Un écosystème qui n’a pas empêché le rappeur belge de sortir sa musique de manière plus calme et apaisée ces dix dernières années. 

Peut-on aujourd’hui sortir un art totalement en phase avec ce que l’on, et ce que l’on voudrait être ? Cette question, de plus en épineuse, semble trouver un début de réponse à travers les trente minutes d’Edward Risky sorti début juillet. Après avoir passé dix ans à se consacrer à son premier opus solo (le tout accompagné d’une bande dessinée), Krisy a ressenti le besoin de revenir à des concepts plus simples sur son second disque. Plutôt que de repartir sur une œuvre ultra ambitieuse, le Belge aura fait le choix de se recentrer sur ce qui compte sans doute le plus pour lui : son entourage. Entièrement composé par son collectif du Jeune Club, ce second album réussit ainsi à être porté par un son rap global, riche en samples et en élégance, pour mieux accompagner les propos de son auteur.

En racontant son évolution ces dernières années, tout en revenant à son thème de prédilection qu’est l’amour (dans une forme plus amer cette fois-ci), Krisy refuse ainsi de se conformer aux formats et aux impératifs de l’industrie, tout en livrant ce que son public apprécie chez lui. À mi-chemin entre rap, réflexions personnelles, exploration du thème amoureux, et désir constant de progresser, Edward Risky ressemble sans doute à l’œuvre la plus en phase avec son auteur. Un disque que le Belge a pris le temps de longuement raconter à l’Abcdr du Son lors d’un passage à Paris, pour ce qui est son troisième entretien avec le site.


Abcdr du Son : La dernière fois que l’on t’avait vu, tu nous avais expliqué que tu avais mis dix ans à sortir ton premier album Euphoria. Edward Risky est sorti au bout de trois ans. Que s’est-il passé pour toi depuis la sortie de ton premier album ?

Krisy : Le concept de cet album existait depuis un moment, notamment parce que j’écris souvent des thématiques pour m’inspirer plus tard. C’est comme ça que je fonctionne en général : j’écris d’abord les thèmes et ensuite je fais les morceaux autour. Donc ça faisait un moment que j’avais les sujets d’Edward Risky en tête, même avant Euphoria. Une fois que mon premier album est sorti, j’ai continué à avancer, mais je me suis dit que j’allais prendre un peu moins mon temps, tout en suivant mon inspiration. 

A : Comment est-ce que le personnage et le nom d’Edward Risky te sont venus ?

K : J’ai d’abord eu l’idée à travers trois films : Edward Aux Mains d’Argent, Pretty Woman avec le personnage de Richard Gere qui s’appelle Edward, et Twilight, avec Edward. Pour « Risky », si tu mélanges les lettres, ça fait Krisy. Et on m’a toujours dit que c’était un risque de faire un projet entièrement avec mes proches, surtout quand ils ne sont pas connus du grand public. Et il y a aussi la notion de risque qui est présente dans l’album, que ce soit dans l’amour, et les autres thèmes. Donc je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire avec un personnage qui prend des risques, avec l’amour qu’il porte à tout ce qu’il aime. Que ce soit ses proches, une relation amoureuse, amicale, peu importe.

« J’ai un peu plus pensé aux autres en faisant cet album. Je voulais mettre en avant mes proches, parce que je les trouve trop forts. Et j’avais aussi envie de faire kiffer les gens avec pas mal de morceaux dansants.  »

A : L’album est beaucoup plus court et direct qu’Euphoria. Qu’est-ce que tu voulais faire différemment sur ce deuxième disque ?

K : Déjà, je voulais faire un album 100% avec les gars de mon collectif Le Jeune Club. Et ensuite, je voulais moins me prendre la tête sur la conception du projet. Faire quelque chose comme je l’ai toujours fait : sur le moment, à l’instant T. Si ça ne tenait qu’à moi, je pense que je l’aurais sorti bien avant cette date d’ailleurs. Et j’ai un peu plus pensé aux autres en faisant cet album alors qu’Euphoria était un peu plus égoïste, ça m’a servi de thérapie. Je menais un combat contre moi-même pour finir les choses, même si ça prenait plusieurs années. Sur Edward Risky, je voulais aussi mettre en avant mes proches, parce que je les trouve trop forts. Et j’avais aussi envie de faire kiffer les gens avec pas mal de morceaux dansants. 

A : Tu parlais de ton collectif Le Jeune Club. Edward Risky est l’album où ils sont le plus présents ?

K : Oui, franchement. Toutes les prods’, c’est Le Jeune Club. L’ingé son c’est Shinji, le gars qui me suit aussi sur scène. Et les feats, ce ne sont que des gens que je connais depuis des années. Je pense par exemple à Roxy Rose qui est sur quatre morceaux : elle était dans la première formation du Jeune Club en 2012, quand c’était un collectif avec plusieurs artistes. Elle a fait son chemin et je l’ai toujours gardée en tête, en me disant qu’un jour je l’appellerai, et je l’ai senti sur cet album. Pareil pour Aime13 sur « Soju & Pondu », il était sur ma première mixtape en 2011 sous un autre nom. Ce sont vraiment des personnes que j’ai toujours trouvé fortes, et j’avais envie de leur redire sur cet album. Je n’ai pas cherché à avoir de plus gros artistes en feat, j’ai finalement voulu faire primer le talent. 

A : Donc c’était un parti pris de ta part de n’avoir aucun feat connu ?

K : C’est le risque que je prends. Après Euphoria et les feats avec Alpha Wann et Marc Lavoine, les gens auraient pu s’attendre à ce que je dégaine un PLK ou un autre nom. Mais j’ai finalement décidé de ne pas le faire. À la base, l’album devait sortir le jour de mon Olympia en mai 2025, mais quand tu travailles avec des partenaires, ils ont aussi des enjeux financiers, et ils m’ont dit à l’époque qu’ils auraient aimé que je rajoute des feats avec des personnes en place. J’ai accepté et j’ai pris le temps de prendre la température autour de moi. Hamza était partant, mais on n’a pas réussi à le faire pour une raison d’agendas. Mais ce n’est que partie remise. J’ai pris une bonne année à sonder autour de moi, pour au final me dire que je n’avais pas envie de forcer le truc. C’est pour ça que j’ai fait le morceau « Le Besoin » : à cette période-là, je me suis dit que pour réussir, j’avais besoin de ce que j’avais, pas d’aller chercher encore plus. Ca viendra quand ça viendra. Au final je suis content que ce soit un projet 100% belge avec les miens, et on verra pour le prochain. 

© Brice Cassagn pour l’Abcdr du Son

A : Comme Euphoria, l’album est à nouveau avec un personnage et une histoire qui évolue au fil des morceaux. Tu as l’air d’aimer construire un univers autour de tes albums. 

K : Oui, c’est quelque chose qui me parle depuis toujours. Parce que c’est comme ça que j’ai toujours consommé les albums. Un album c’est une œuvre, et aujourd’hui j’ai l’impression qu’on veut retenir uniquement les singles. Alors que je préfère qu’on se rappelle du nom du disque. Je travaille toujours mes projets comme une œuvre à part entière. Quand on me parle des morceaux de mon premier album, on dit directement « Euphoria ». J’espère qu’on dira la même chose avec Edward Risky

A : Sur l’introduction de l’album, tu répètes la phrase « J’ai plus rien à perdre, j’ai tout à gagner ». Pourquoi ?

K : Mon personnage vit une malédiction [de ne jamais trouver l’amour éternel, ndlr] donc il ne peut pas être plus bas que ça en début d’album. Et je voyais aussi ça vis à vis de moi-même dans la musique. Je me suis dit : « Mais Chris, avec tout ce que tu fais, tu n’as plus rien à perdre en soi ». Tout ce que je fais aujourd’hui avec la musique, c’est du bonus. Je le dis souvent, mais je n’ai pas un 9 to 5 du son. Quand j’ai de l’inspi’, je m’enregistre. Et ça c’est un vrai luxe. Mais pour avoir ce luxe-là il faut bosser à côté. C’est pour ça que je fais plein de choses avec Le Jeune Club, c’est ça mon job. Et c’est ce qui alimente un peu le fait que je puisse être libre dans ma musique. Parce que je bosse à côté. 

A : Financièrement, tu as réussi à ne plus dépendre uniquement de la musique en solo ?

K : Voilà. Je me pousse à ne pas dépendre de la musique parce que je vois ce que ça peut faire. Si ça devient ta première source de revenus, tu vas devoir faire en sorte que ça fonctionne. Et tu vas te mettre à suivre les tendances. Si c’est la drill qui fonctionne, tu vas te sentir obligé d’en faire. Etc… Je ne voulais pas rentrer là-dedans. Et je me suis dit que le meilleur moyen d’éviter ça c’était de bosser et de travailler à côté. C’est important pour moi. Même si ça peut générer de l’argent, la musique doit rester une passion. C’est le seul moyen de faire des nouvelles choses, de parler d’autres sujets, et de s’amuser. C’est comme ça que tu commences n’importe quelle passion : parce que ça t’amuse. 

A : En écoutant l’album, j’ai eu l’impression qu’il y avait deux parties sur l’album : un début où tu parles plutôt de toi et de comment tu as évolué, puis une histoire de déception amoureuse. 

K : J’ai juste trouvé la construction logique. Vu que j’ai pensé l’album comme un film audio, je me suis dit que ça devait se dérouler comme ça. Au début, je voulais un peu installer le personnage et montrer qui il est. Il explique que ça lui coûte de donner de son temps, qui est précieux, puis il présente ses traumas sur « Songi Songi ». Et l’histoire d’amour arrive ensuite : le personnage d’Edward s’est livré, il a l’impression qu’on l’a entendu, et donc qu’il peut un peu plus se dévoiler. Et il se rend compte au final qu’il n’aurait pas dû.

© Brice Cassagn pour l’Abcdr du Son

« La question que je veux poser à travers ce disque c’est : quel genre de personne est-ce que vous êtes ? Des personnes indécises ? Ou des gens qui savent ce qu’ils veulent ? »

A : Est-ce que tu dirais que la deuxième partie de l’album est une histoire d’amour qui tourne mal ?

K : C’est Edward Risky qui remet sa veste oui [Sourire]. Ce que je voulais représenter avec la veste rouge, c’est la protection d’Edward. Parce qu’il peut vite tomber amoureux. Et quand Edward porte sa veste, ce n’est pas vraiment lui qui parle. C’est pour ça que j’ai fait un teaser vidéo où on voit la veste qui flotte toute seule. En début d’album, il la porte, au milieu il l’enlève, et quand les choses se compliquent à la fin, il finit par la remettre, comme si il avait une prise de conscience où il se dit : « Oh, là, tu es en train de te perdre »

A : Dans l’enchaînement des morceaux, on a l’impression d’assister à une histoire d’amour qui démarre bien, où tu te projettes très rapidement même, pour qu’au final ça ne fonctionne pas. 

K : Ça va vite oui. La question que je veux poser à travers ce disque c’est : quel genre de personne êtes-ce que vous êtes ? Des personnes indécises ? Ou des gens qui savent ce qu’ils veulent ? Le personnage demande par exemple à la fin de l’album pourquoi l’autre personne le rappelle : il est là, mais l’autre doit aussi savoir ce qu’il veut. Et il ne va pas rester à attendre que l’autre personne sache ce dont elle a vraiment envie. Il y a tellement de choses qui se passent dans mon quotidien que je ne peux pas me permettre d’attendre trop longtemps. Et puis c’était aussi un clin d’œil à ma grand-mère, qui me met beaucoup la pression pour que je ramène un enfant à la maison. [Rires] C’est toujours important pour moi de se projeter. Parce que sinon on ne sait pas où on va. Après, on trouvera le chemin sur le moment, mais au moins on saura qu’il y a une destination. Ça ne sert à rien de juste avancer et se dire « on verra »

A : Sur « Je t’aime ou je te garde » tu dis d’ailleurs : « Tu ne vas plus me faire douter sur ma façon d’aimer »

K : Je trouve que c’est quelque chose qui arrive beaucoup aujourd’hui. On a une facilité à faire douter l’autre personne dans sa manière d’aimer, alors qu’il existe plusieurs langages pour ça. Avec moi, c’est beaucoup par rapport au temps que je donne. On m’a déjà dit : « C’est normal que tu me donnes du temps ». Alors que ça représente quelque chose d’important pour moi vis à vis de l’autre. Et inversement, ça peut aussi être moi le problème, par exemple avec les gens qui expriment ça en faisant des cadeaux. Je vais dire : « Ok, mais je préfère passer du temps avec toi ». Et en disant ça je vais faire douter l’autre personne dans sa manière d’aimer. 

« En commençant à travailler l’album, j’ai dit à mon équipe que je ne voulais que des samples. Mais des samples un peu… féériques. J’ai appelé ça des Oompa Loompa songs. [Rires] »

A : Tu penses que deux personnes qui ont deux manières différentes d’exprimer ça peuvent fonctionner ?

K : Oui, s’ils s’expliquent et s’il y a de la compréhension. Beaucoup de gens vont te dire « la communication » mais pour moi c’est surtout de la compréhension. Parce que ça ne sert à rien de se parler et de se répéter les choses, sans chercher à comprendre. 

A : Musicalement, l’album est très riche en samples. J’y ai aussi entendu des références à Kaytranada, Griselda, Sango. Un son assez organique mais très rap au final. 

K : C’était une volonté de ma part en commençant à travailler dessus. J’ai dit à mon équipe que je ne voulais que des samples. Mais des samples un peu… féériques. J’ai appelé ça des Oompa Loompa songs [Rires]. Musicalement, je voulais un mélange de samples qui donnent une touche organique, avec des drums très actuels. Je voulais créer une musique qui puisse parler à la génération d’avant et la génération d’après. J’ai aussi beaucoup écouté Michael Jackson à ce moment-là. On me parle beaucoup de Kaytranada pour « Le Besoin », et c’est vrai, mais c’est beaucoup plus Michael qui nous a inspirés sur ce morceau. Dans « Bad », quand l’intro démarre directement. Mais je vois complètement les comparaisons avec Kaytranada et Sango. Je sais en tout cas qu’on a beaucoup écouté des sons à l’ancienne, Thriller de MJ, Tyler The Creator aussi, Kendrick, et Dr Dre, toujours.

A : Tu n’as pas cité l’école The Alchemist / Griselda, alors qu’il y a un morceau complètement dans cette influence sur l’album, « Le toast ». 

K : Oui, ça c’est quelque chose qui va plutôt arriver par la suite dans ma musique. Quand j’ai fini Edward Risky, j’étais déjà sur autre chose, un peu plus dans ce son-là. Et j’ai mis deux morceaux drumless sur l’album pour donner un avant goût de ce qui arrive. C’est une école qui m’a toujours parlé, mais j’ai senti que je voulais amener tranquillement les gens qui m’écoutent vers ça. Si j’avais sorti directement un projet 100 % à la Larry June x The Alchemist, ça allait dénoter par rapport à ce que j’avais sorti jusque-là. Quand tu entends « Le toast » ou « Laisse-là, prends-là ! » c’est plus ce vers quoi j’aimerais aller par la suite.

A : Même si l’album est varié musicalement, tu rappes presque entièrement dessus. C’était un choix de ta part ?

K : Ma base c’est le rap, et c’est ce que j’aime le plus faire. Et les retours que j’ai généralement, c’est : « Chris, on aime bien quand tu nous racontes des trucs en rappant ».  Donc j’ai appelé Roxy ou M13 pour faire toutes les parties chantées que j’avais à la base faites en topline. C’était important pour moi de revenir au rap, parce que je viens de là, et je trouve que la plupart des… [Il réfléchit, ndlr] Aujourd’hui, quand on parle de rap, on commence à un peu tout confondre, et on met tout dedans. J’ai par exemple eu cette conversation tout à l’heure avec un chauffeur de taxi. On parlait de Theodora, et je lui ai demandé si c’était du rap pour lui. Il m’a répondu : « Non elle chante vite ». [Rires] Certains vont dire qu’elle rappe, d’autres qu’elle chante vite, donc tout ça me fait me dire qu’il faut revenir à une base. En tout cas j’avais envie de revenir au rap avec lequel j’ai grandi. 

© Brice Cassagn pour l’Abcdr du Son

« Je me prends moins la tête, et je reviens à la base de ce que je faisais quand je sortais de la musique sur Soundcloud. J’ai envie de revenir à ça en fait, et j’ai envie de pousser les gens à revenir à ce truc-là. »

A : Qu’est-ce que tu as fait de différent sur ton deuxième album par rapport à ton premier ? En écoutant Edward Risky, j’ai l’impression que tu as fait de la musique de manière plus libérée. 

K : C’est surtout ça, il y avait moins de contraintes. Sur Euphoria, je m’étais mis un fil rouge à tenir, où chaque morceau devait correspondre à une émotion. Tandis que là, je savais de quoi je voulais parler, et il suffisait juste que je tombe sur les bonnes prods. C’était beaucoup plus libéré, et ça m’a pris beaucoup moins de temps. Et pour la suite ça va être encore pire ! Si je viens deux semaines à Paris je pense que je peux pondre un petit 7 titres. Je peux me balader en ville, me retrouver quelque part et me dire « Putain ça m’inspire », et me noter plein de thématiques dans mes cahiers ou mon téléphone. Je me prends moins la tête que sur Euphoria, et je reviens à la base de ce que je faisais quand je sortais de la musique sur Soundcloud. J’ai envie de revenir à ça en fait, et j’ai envie de pousser les gens, en tout cas ceux qui me suivent, à revenir à ce truc-là. 

A : Tu n’as pas de regret d’avoir attendu un an avant de sortir l’album au final ?

K : Non, pas plus que ça. Peut être que ça aurait accéléré quand même certaines choses c’est vrai. Parce que maintenant j’aimerais me lancer sur un gros challenge avec mon équipe, qui serait de faire un Zénith dans ma vie. Peut être que je serais allé plus vite vers ça si on l’avait sorti plus tôt. Mais tu peux le mettre dans ton interview, que les gens captent qu’on est ambitieux. Peut être qu’un jour ça va tomber, et je vais partir sur un challenge où je me donne un an ou un an et demi pour faire un Zénith. Ou peut-être à nouveau un Olympia puis un Zénith. Mais en tout cas je pense que ça va être un objectif. De toute façon je ne fonctionne que comme ça au final : j’ai besoin d’avoir des objectifs qui font peur. 

Fermer les commentaires

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

* Champs obligatoire

*