Sidekicks

Akhenaton sort un nouvel album solo en novembre et son premier extrait est une nouvelle resucée de son classique issu de Sol Invictus, « Mon texte le savon ». On aurait pu hurler à la fainéantise, regretter qu’il ne prenne pas plus de risques, qu’il ne tente pas quelque chose de nouveau… Sauf que, une fois de plus, ça fonctionne, AKH n’étant jamais aussi touchant que lorsqu’il laisse sa mélancolie l’envahir. Finalement, est-ce qu’il ne s’agit pas là du meilleur teaser possible pour Je suis en vie ?

Que devient Sheryo ? Si vous vous posiez la question, un début de réponse est donné dans le dernier épisode de « Old School New School ». Dans l’émission animée par Royal S et diffusée sur Aligre FM, le rappeur du 93 revient sans détour sur sa carrière, y compris sur son célèbre clash avec Akhenaton. Pour tous les fans de l’auteur de Ghetto Trip, il faut retenir qu’une suite de cet EP devrait arriver prochainement.

Comparée parfois à l’alchimie présente entre Dre et Snoop sur Doggystyle, l’osmose régnant entre YG et DJ Mustard sur My Krazy Life remettaient au goût du jour plusieurs formules ayant déjà fait leurs preuves dans le passé. Parmi celles-ci, impossible de ne pas penser au G-funk qui fit les grandes heures de Death Row. Mustard avait même poussé l’hommage jusqu’à reprendre le « Let’s Play House » du Dogg Pound sur « Do it yo ya ». La boucle est bouclée avec la sortie du clip qui ravive une esthétique 90’s jusque dans son grain VHS.

Depuis quelques semaines, le nom de Gradur est sur toutes les lèvres. Avec sa série des Sheguey, ces freestyles explosifs qu’il distille à sa guise sur le Net, le rappeur du Nord s’est fait un nom à une vitesse éclair. Et prépare déjà un premier album solo dont la sortie est annoncée pour la fin de l’année. Le Sheguey 10 vient de sortir et il pue l’arrogance et la testostérone.

Des wolves, des pits, des bonobos et des gars barrés. Deux jours après avoir retourné le Ninkasi Kao de Lyon à l’occasion de la Bavoog Avers Release Party, les loups furieux de L’Animalerie sont attendus samedi 4 octobre au Cabaret Sauvage, Paris 19e. Vous vouliez savoir ce qui pousse Anton Serra à dire à Ethor Skull « pourquoi tu souris ? T’es bon qu’à grignoter du rat » ? Tendez l’oreille lorsque retentiront les premières notes du « clashique » « Chintok vs. Rital ». Pourquoi le temps d’un « Tour du monde » Kacem Wapalek s’offre une halte cavalière à Tokyo (« Tu penses être un pur-sang mais sois déjà poney« ) pendant que la place des Terreaux semble soudain trop étroite pour les saltos de Cidji l’écraseur de fosses ? Oster Lapwass, Ilenazz, DJ Fly, Hakan Le Grand, Nadir, Missak, les Bavoog Avers…

L’Animalerie ? Un collectif qui fait moins de gras que de grâce, dont nous allons tâcher de vous parler dans les mois qui viennent. En attendant vous savez où les trouver pour leur unique date sur Paname avant un bail. Juste un conseil à ceux qui se poseront au plus près de la cage : planquez vos doigts car les Lyons sont solidaires. Pour gagner des places, rendez-vous sur notre page Facebook et notre fil Twitter.

Il est possible qu’un jour Juicy décide de vieillir. En attendant, il poursuit brillamment sa cinquième carrière (au moins) avec un extrait de son prochain album. « Ice » le voit croiser le micro avec Future & A$ap Ferg sur une prod de Mike Will. Et c’est proprement mis en images par la Motion Family.

Comme chaque année, le magazine Forbes présente, sous la plume de Zack O’Malley Greenburg, la liste des personnalités hip-hop les mieux payés de l’année. Quelques fun facts :

  1. Tech N9ne est dans le top 20.
  2. Macklemore fait plus d’argent que Kanye West.
  3. Drake est quatrième. Quand même.
  4. Lil Jon va mieux, et quelque part ça fait plaisir.
  5. Le numéro un est dix fois plus riche que le numéro deux. Et le numéro deux s’appelle Jay Z.

La liste complète : Cash Kings 2014: The World’s Highest-Paid Hip-Hop Acts

2003, l’âge d’or

On a beau joué les blasés, ça nous fait quand même quelque chose. Pour certains d’entre nous (Yacine Underscore I see you), le magazine XXL correspond à ce moment, juste avant le grand basculement vers le tout Internet, où le rap américain a pu être une dernière fois un pays lointain et mystérieux. On revoit les éditoriaux cinglants d’Elliott Wilson, les rookies de la rubrique Show N Prove que l’Histoire a oublié, les Eye Candys qui faisaient vibrer nos petits cœurs de routiers, et ces grands portraits d’artistes, signés Jon Caramanica ou kris ex, qui nous donnaient l’impression d’être sur place, assis juste à côté du dictaphone.

Après dix-sept ans d’histoire, XXL va donc sortir sa dernière édition papier au mois de novembre, pour devenir, évidemment, une plateforme 100% digitale. Promis, c’est tout en noir qu’on ira acheter le dernier numéro.