Sept Spirale de l'escalade
Extrait de Amnésie
[Grems]
Le mec est mal dans sa peau mais pas con à
la base. Plus qu'une paraphrase à son égard : sa tête une prison, Alcatraz
; s’il s'échappe ses nerfs le pourchassent à la trace. C'est pour ça
qu'il est à la masse, ça se voit à sa face mais crois pas qu'il s'en bat
la race. Dans ce monde il pense qu'il n'a pas sa place, qu'on aime pas sa
face. Sa parano est une menace pour lui, c'est ça la crasse et ça l'agace.
Et il a pas la grâce de dieu sous ses nerfs, il agresse deux vieux, pense
que c'est normal devant un psy, lui répond : "Eh ! J’suis pas stress,
monsieur." Jamais il ne s'est remis en question, c'est un gars borné qui
laisse une sale impression d'oppression, qu'on peut pas aborder. A portée
de main, il a la solution et il préfère se vénèr, putain, en pensant que tu
vas lui pardonner demain mais y a pas moyen. Il fout rien pour arranger ça,
par la suite il se retrouve seul, tout le monde tape la fuite. Il en est à
la cuite tous les soirs, c'est solitude et déprime, c'est chaud. C'est la
vie mais c'est trop gros à supporter, besoin de psychothérapie.
[Sept]
En cédant à l'explosion psychique il
perd toute notion de limite. L'émotion libère un déferlement d'énervement
physique. Si vite, il désespère devant l'instant critique, s'irrite,
laisse faire le temps mais milite fermement contre l'internement clinique.
Il ne parvient pas à canaliser ses pulsions même si ça revient à banaliser
l'effusion d'hémoglobine. Aucun praticien ne devrait pourtant analyser que
l'ego domine, souffrant de contusions mentales pas anodines sacralisées sur
des bobines. Il fout le camp dans des convulsions de paralysé sans morphine,
et provoque tout ce boucan en guise d'alarme à tout bout de champ,
s'acharne. Electrochoc, n'écoutant que sa hantise dans le vacarme. Au-delà
de la marge il ramage même en écrivant, dérivant parmi des vivants qu'on
décime en bas-âge dans le ciment, esquivant les barrages ciblant suivant le
marquage et réprimant. La rage l'enivre en le privant. suivre un message
efficacement, il met l'usage au défi, passant d'un enfumage à haut-débit
au chaos des cris cassants, personnifiant un débris des vies aigries dans ce
paysage angoissant.
Refrain
A la moindre incartade
ça recommence, sa façade éclate comme du cristal. La violence des actes en
cascade fracasse les strates de la spirale de l'escalade.
[Grems]
Il réagit au quart de tour, te
traite de bâtard puis part se mettre à l'écart. Pour ce gars à part il n'y
a pas de recours. Il ne reçoit peut-être pas assez d'amour. Il se frappe,
il se met des coups de matraque, il se matte même pas dans la glace. Je
crois que ce gars craque.
[Sept]
En combat
contre son double interne, ses constats se troublent quand son instinct le
cerne. Son bras se courbe, ses poings se ferment, son regard devient terne.
Sa conscience reste sourde, rien ne germe. L'ambiance paraît si lourde mais
se modifie nette, merde, faut qu'il y mette un terme.
[Grems]
Lui seul le sait, l'effort doit
venir de sa fierté, de son esprit fermé. Il faut qu'il admette ses torts,
c'est mort s’il persiste dans cette escalade. Il pourrait délirer mais tout
le monde s'en fout, les gens le laissent malade.
[Sept]
Des mecs s'accrochent et partent pour une fausse note
tellement ils déboîtent. Dès que ça cloche, des potes s'écartent ou se
décrochent des droites sèchement. Ils débattent, pètent les watts gâchant
tout le reste, sachant pas jusqu'où teste, crachant sur ce qui les éclate
par amour propre, s’arrachant juste pour le geste.
Refrain
[DJ Vex parle avec ses mains]




