Numéro 10, morceaux d’anonymat
Interview

Numéro 10, morceaux d’anonymat

Numéro 10 vient peut-être le mieux incarner le rap de cette jeunesse sous tension. Interview d’un rappeur appréciant poser l’anonymat sur des instrus modernes.

Photographie : Léo KS

Où est-il, le rappeur d’une jeunesse parisienne « nrv » qui ne se reconnaît plus dans les tracts du PCF et de moins en moins dans le classicisme nerveux du TSR Crew ? Celle précisément qui a élu SCH et non Kery James pour orner la banderole la plus célèbre du mouvement de 2016 : « Se lever pour 1200 c’est insultant ». Peut-être nulle part, mais à force de chercher, certains noms donnent espoir. Si ces rappeurs ont le défaut de leur génération de rap, trop dispersée, caméléonne au point d’être transparente, ils en ont aussi la justesse, la vérité englobant jusqu’à sa propre médiocrité. Entre Hugo TSR pour l’errance, et 404Billy pour l’obscurité du cri (avec de troublantes reprises de certaines de leurs phases emblématiques, le rêve que « les poulets rôtissent » et autres vannes jouissives sur la police, ou la peine chantée sur « clavier AZERTY »), Numéro 10 vient peut-être le mieux incarner le rap de cette jeunesse sous tension. Tout en le refusant, comme il refuse toute étiquette, toute incarnation, jusqu’au numéro de sécu ; préférant aux autocollants antifascistes de ses proches la beauté des sièges brûlés d’un stade désert. Pourtant, il leur parle plus que n’importe qui. Sa voix n’est ni rage positive (à la Keny Arkana) ni désespoir complet, elle est rêche, dure, et semble hurler pour lui-même plus que pour les autres le droit d’exister. Crier dans un micro sans s’arrêter pour « apprendre à être large dans des rues étroites » (Ill), tout en interrogeant l’anonymat des vies actuelles – dissimulées sous des chiffres, objectivées par des chiffres, brisées par des chiffres. Voilà le message de Numéro 10, symbole parmi d’autres de la « dé-discursivisation » plus générale d’un rap français contemporain. Rencontre accompagnée de son beatmaker Max, pour la sortie de son premier EP Titulaire le mois dernier.


Abcdr du son : Dans le clip d’un de tes morceaux, « Avis de passage », on voit des graffs avec ton blaze. Comme d’autres rappeurs franciliens, le graff a été ton premier contact avec, disons, la culture hip-hop ?

Numéro 10 : Quand j’étais plus jeune oui, on faisait ça, puis j’ai eu des soucis. Avec la justice. Donc j’ai arrêté. Je ne sais pas si c’était un contact avec la culture hip-hop, c’était plutôt un truc de groupe. J’ai fait ça avec des potos parce qu’ils en faisaient. La musique par contre, c’est toujours venu de moi. Mon tout premier morceau enregistré je devais avoir dix-sept ans ; puis j’ai toujours continué, mais plutôt de manière discontinue. Des moments où j’arrêtais pendant six mois, où j’avais d’autres choses à faire ; et là depuis deux ans, un rythme plus intensif.

A: Qu’est-ce qui t’a poussé à renforcer le rythme ?

N10 : C’est mes potes là aussi, ils me donnaient de la force. Ils m’ont poussé à sortir mes sons. Je les faisais dans mon coin, vraiment pour moi ou mes proches, et eux ont kiffé, et voulaient tout simplement que plus de gens kiffent.

A: À un moment tu dis : « J’écoute que Booba et Bob Marley » (rires). Tu peux parler de tes influences musicales ? 

N10 : J’écoute tout le rap français, autant Booba que JuL, là récemment « Otto » de SCH. Tout ce qui sort sur internet. Je dis aussi « J’écoute Papaouté comme le chant des cigales », c’était une manière aussi de dire que j’écoutais tout ce qui passe, Stromae etc.

A: J’ai l’impression que tu as quand même une certaine sensibilité pour un type de rap plutôt qu’un autre, un rap plus sombre, par exemple tu dis « j’écoute Lunatic pas Wiz Khalifa » c’est sûr que c’est pas la même musique…

N10 : Booba m’a bercé, mais comme tout le monde ! Tous les gens qui ont écouté du rap français. D’ailleurs je pense que quand j’écris c’est le seul rappeur que tu peux retrouver cité, j’avoue. Après Wiz j’aimais bien au début, puis il a pris le virage Snoop, a commencé à faire son film chelou là… C’est pas ma vision de la musique – je ne suis pas là pour lui porter l’œil, tant mieux s’il y a des gens qui kiffent. Et les autres styles musicaux, c’est quand je suis avec d’autres gens. Mais le rap, juste, j’ai accroché, et puis quand j’ai vu que c’était pas si dur que ça… enfin pour que moi j’aime ce que je fais. Il y a eu tout un moment où je n’avais que quatre ou cinq sons qui ne tournaient qu’entre nous. Jusqu’au jour où on a décidé de faire un clip. Mais avant, c’était pour moi.

A: C’est vrai que ta musique donne cette impression, que tu te parles à toi-même.

N10 : Oui, c’est aussi que j’écris quand je m’ennuie, quand j’ai du temps libre donc que je ne taffe pas, je ne pense à rien d’autre. Je n’écris jamais la journée, je ne peux pas. Je fais mes sous, c’est tout. Je n’écris qu’après minuit.

A: Le premier clip que j’ai vu de toi, c’est une reprise de XXXtentacion « Look at me ! ». Pourquoi ce rappeur ?

N10 : Oui c’est le premier clip, ça doit dater d’un an et demi. Mais le morceau, Léo [son clippeur, également réalisateur du clip de « M.F.C » pour DJ Pone, NDLR], mes potes, le connaissaient depuis bien plus longtemps. Il y a un décalage entre le moment où je l’ai écrit et le moment où le clip est sorti. Ce n’est pas pour le rappeur, mais vraiment pour cette prod. À l’époque il n’y avait pas encore toute la hype autour du gars, c’est juste que c’était la première fois qu’un morceau explosait sur ce type de prod hyper saturée, hyper choquante. Mais il n’y avait pas encore tout l’imaginaire, l’univers autour du personnage, a fortiori depuis sa mort. S’il y avait eu Wiz Khalifa dessus je l’aurais quand même fait. [Rires]

A: Même musicalement, il y a dans ce son le flow de XXXtentacion qui pourrait te parler, dur, qui flirte avec le cri…

N10 : Oui, mais c’est la prod qui me donne ce type de flow. Si je l’avais fait sur un type-beat JuL ça aurait donné quelque chose de complètement différent. [Montrant Max, son beatmaker] : Je le rends ouf avec ça en ce moment, je veux poser sur du JuL, parce que sinon je choisis toujours le même type de prods chez lui alors qu’il fait plein d’autres choses, et ça me fait rapper toujours un peu de la même façon.

Max : Son truc c’est les instrus sombres, tout ce qui est arpèges, trap énervée avec des tempos pas très rapides, à la Metro Boomin, à 140bpm il a un peu plus de mal. Si on est à 113/130 il va se sentir plus à l’aise. Après au niveau des mélodies, c’est toujours assez agressif, il y a une sorte d’énergie, un peu brute, spontanée, qui va ressortir de lui sur ces prods, là où ça n’arrivait pas sur du boom-bap.

N10 : La musique de maintenant correspond mieux à ce que je suis. Ce n’est pas forcément ce qu’on appelle « la trap », c’est juste qu’aujourd’hui le rap c’est beaucoup plus libre, ça peut être tout et n’importe quoi.

 

« Aujourd’hui le rap est beaucoup plus libre, ça peut être tout et n’importe quoi. »

A: Max, tu as vécu à Los Angeles ?

Max : J’ai vécu là-bas oui, et j’y ai fait mes études, je suis ingénieur du son. Puis j’ai eu un problème judiciaire, je suis rentré en France il y a un an. Un pote en commun m’a présenté à Numéro 10, il l’a fait venir à mon studio de musique à Paris. Premier soir on enregistre une démo assez carrée, il est revenu dans la semaine puis il m’a présenté à Léo, qui fait ses clips, et d’un coup il y a eu la petite team : le rappeur, le beatmaker, le clipper. Parce qu’aujourd’hui, c’est très important de mettre la musique en images. Avant on clippait à la limite le son phare de l’album, aujourd’hui on clippe presque tout.

A: Mais tes prods elles sont pas très « californiennes », en tout cas sur l’EP, non ?

Max : C’est ce qui ressort avec Numéro 10 ! Je suis fan au contraire de Snoop, BattleCat, etc. C’est ça mes inspirations, mais c’est vrai que lorsqu’on écoute ma musique qu’à travers lui, c’est plutôt « south », Metro Boomin tout ça, même Cash Money. Aujourd’hui on est dans un cycle où quand tu es beatmaker, te tenir au courant des dernières influences c’est vital, ce qui est hype devient has-been au bout d’un mois. Mais dans cet EP, le but n’était pas du tout d’être au top des tendances.

N10 : En fait je ressens les prods de manière brute, si tu écoutes ça d’un coup, je fais pas de refrain, pas de pause, ça peut être… indigeste !

Max : J’avais l’habitude d’enregistrer des gens qui avaient déjà leur structure, leurs gimmicks, les trucs qui allaient rester dans la tête des gens. Avec Numéro 10, on s’est servis de cette réception brute pour faire un truc singulier. Si tu regardes les premiers sons de La Squale c’était ça, il ne fait pas de refrains, respire quand il veut, etc. Ce n’est pas structuré comme tout le monde. C’est une manière aussi de casser les codes, de rester proche du freestyle. C’est un truc dont on discute, parce que j’aime bien aussi les morceaux structurés, où tu peux changer de flow.

N10 : C’est ce que je te disais, je ne mets pas de silence, c’est l’idée. Et c’est vrai que quand tu reçois ça d’un coup, ça peut être choquant, même pour le mec qui a fait la prod.

Max : Irrespect ! [Rires] Mais je n’influe jamais sur le texte – même si quand il a fait la phase sur Wiz Khalifa, sachant que j’ai fait une prod pour lui qui n’est pas sortie, j’étais pas d’accord [Rires] – je donne mon avis sur le flow et la tonalité. Au studio, je suis à côté de lui, il n’y a pas de vocal booth, rien, on a une proximité qui fait que j’entends même ses sourires. Il y a du visuel dans le son, dans sa voix. Des gars comme Hamza, ils vont rapper avec beaucoup de chant, beaucoup d’harmonies. Avec Numéro ceudi on est sur du rap pur, brut, saignant. Ce qui fait qu’il y a moins la place pour le chant ou les arrangements, sinon ça briserait son énergie. Si je lui fais un type beat JuL, ça donnera un son qui n’a rien à voir avec du JuL !

Numéro 10 - « BRRR »

A: C’est marrant vous parlez de « type beat JuL », pour vous il a inventé une sorte de musique ?

Max : Aujourd’hui, « type beat » c’est devenu un mot-clé. Tu mets un type Drake ou un type Travis Scott, il peut y avoir deux beatmakers différents, ce sera directement identifiable. Pour JuL, c’est proche de la musique électronique, c’est plus rapide, voire tribal dans la pattern. Un pattern rythmique d’afro-trap pourrait aller à un type beat JuL, après les mélodies changeraient, mais ce sont des rythmiques qui te forcent à rapper pas seulement « énervé », qui te forcent à travailler les silences.

N10 : C’est devenu l’univers de chaque artiste. Quand je suis chez moi, ça m’arrive souvent de rapper sur des type beat JuL, ça m’entraîne.

A: Les errances nocturnes, c’est un motif de ta musique – de beaucoup de rap d’ailleurs – tu évoques par-ci par-là des anecdotes qui sont arrivées à toi ou à des potes, par exemple : « passer de la boîte de nuit à la GàV », « T’es fiché S quand tu reviens de Beauvais »…

N10 : Oui ce sont des choses qui nous sont arrivées. C’est pour ça que je parle souvent de « Casper »: dès que je le mentionne, c’est pour cacher le nom d’un pote, mais ceux qui me connaissent savent de qui je parle. Casper c’est aussi parce que j’ai des potos à qui il est arrivé des dingueries… Et pour signifier qu’ils ne sont jamais seuls, toujours accompagnés. Dans leur tête.

« Le salaire minimum c’est quelque chose que je n’accepte pas.  »

A: Casper ça m’a marquée aussi parce qu’il y a, j’ai l’impression, une obsession pour l’anonymat dans tes textes, tu parles de « Quand ton nom ne devient qu’un numéro« , « on n’est que des codes barres » . Pour les chiffres aussi : « l’homme fait tout pour le biff peut même compter les llets-bi jusqu’à ce que ses mains saignent« . Même ton blaze c’est un numéro.

N10 : Mais parce que c’est un peu vrai. En fait moi, j’ai pas de travail déclaré, j’ai pas de sécu. Je trouve ça chelou que des gens pour lesquels tu ne votes même pas peuvent tout savoir sur toi. C’est vrai, quand tu te renseignes sur les abus qu’il peut y avoir sur la liberté privée. L’anonymat aujourd’hui, tu ne peux le conserver qu’à un prix de ouf. Tu fais le choix de ne pas déclarer tes revenus, même d’utiliser le darknet pour tes conversations privées, parce qu’elles sont tellement surveillées. Quand je parle de chiffres, c’est souvent pour l’oseille ou pour les vues. J’en parle parce que même à mon niveau, des gens achètent des vues. Poto, que t’en aies 10 000 ou 20 000 c’est pas comme si t’allais faire des sous ! C’est devenu une obsession, moi je n’y faisais pas attention, et maintenant je suis presque à me dire « faut que j’ai des vues, des abonnés ». Alors que les abonnés, c’est des gens que tu ne connais même pas, qui entrent dans ta vie ! Même des gens comme vous, les médias – bon peut-être pas à l’Abcdr – ils calculent. Quand j’ai reçu ton message, j’ai été surpris, je disais à Manu [son « manager », NDLR] mais gros, ça va rien faire, pourquoi tu te fatigues.

A: Et outre les chiffres, il y a aussi la métaphore footballistique qui traverses l’EP, avec « Titulaire », « Mercato », la cover avec le banc de touche vide…

N10 : En fait ça veut juste dire « on est là », on s’entraîne depuis longtemps. Même Numéro 10 on m’en parle pour le foot, mais c’est pour le graff à la base, les gens ont fini par m’appeler comme ça, comme un surnom. Même pour le clip de ΔEKA  [« dix », tourné dans le stade d’un club antifasciste grec, NDLR] : Léo est grec donc ce sont ses potes, mais je ne suis pas dans la politique, dans les stades comme eux. Juste, on s’est bien entendus, ils ont aimé mes sons malgré la barrière de la langue. Alors une fois chez eux, ils nous ont ouvert leur stade, invité dans leur local. C’était un beau visuel, avec les sièges brûlés, les maillots, la mer… Encore merci à eux.

Léo : ΔEKA c’était mon son préféré, quand il a voulu le clipper, je me suis dit : pourquoi pas en Grèce ? J’avais déjà visité le stade d’Iraklis à Thessalonique, il y a des « numéro 10 » tagués partout dans la ville, c’est le nom de la tribune des ultras. [Porte 10, NDLR] Ce club a une grande histoire depuis 1908, après quelques problèmes de justice il s’est retrouvé en troisième division, aujourd’hui en deuxième, il ne représente plus grand chose sportivement mais depuis ces rétrogradations le club a été repris par ses propres supporters et ce sont eux qui le font vivre aujourd’hui.

A: Dans ce morceau à un moment, il y a un reverse qui cache le sujet de la phrase « C’est *** qui finance Daesh »

N10 : Oui je ne veux pas avoir de problème, je suis parano. [Rires] Mais c’est bien, le scratch fait parler les gens, ça les fait réfléchir.

Max : Dans les commentaires, des gens disent « On le sait tous, c’est machin, c’est Lafarge ». Donc ils donnent la réponse tout seul !

A: Un défaut dans ton écriture que tu pointes toi-même dans « Appel Masqué » : « Tellement spontané j’y mets pas les formes / Tu sais pas rapper, suffit d’parler fort ». C’était une bonne manière de décrire ta musique aussi.

N10 : Oui, mais c’est ce que j’aime !

Max : Au début on va enregistrer un son, il va monter en intensité et à la fin, être à la limite du cri. On réécoute et il me dit : « il faut que tout le morceau soit comme ça » ! Et c’est vrai qu’il a un truc, de cette manière, on ressent plus de choses que quand il est tranquille. Sur du boom-bap ça prendrait moins. L’émotion qu’il transmet elle est là, dans la manière dont il interprète les choses.

A: Mais ça permet de mettre en valeur des fulgurances, une phase comme « Soit tu tombes amoureux soit tu pars en prison », on peut l’entendre de plein de façons différentes…

N10 : C’est en référence à des potes à moi qui, une fois qu’ils ont une meuf, se calment ! Ils sont dans un truc où tu rentres le soir, t’as quelqu’un. Quand t’es tout seul, tu t’en bats forcément plus les couilles. Une relation ça te cadre.

A: Le meilleur morceau pour moi c’est « Mercato », où là sa voix se rapproche presque de la plainte, elle est très touchante. C’est ce que permet de faire l’auto-tune, qui est assez présent sur ce morceau ?

Max : De l’auto-tune il y en a un peu tout le temps, c’est un peu comme une épice ! Si tu en mets pas, c’est fade, si tu en mets trop, ça n’a pas de goût non plus. Je l’utilise la plupart du temps comme régulateur de sa voix, ce qui est la fonction première de l’auto-tune.

N10 : Parfois quand je suis plus dans le flow crié, l’auto-tune, il capte même pas ma voix. [Rires]

Max : Oui je le réactive surtout quand il se met à chanter, pour que ça ait l’air plus naturel. Donc dans « Mercato » un peu plus.

A: Tu connais 404Billy ? Ton EP m’a un peu fait penser à lui…

N10 : Tu n’es pas la première à me le dire, mais je ne connais pas trop. Je l’ai vu dans « Rentre Dans Le Cercle » et un clip entièrement réalisé en plan-séquence. J’avais kiffé.

A: Et l’autre référence, plutôt dans le fond que dans la forme cette fois, c’est les variations que tu fais autour de la phase de « A7 » reprise en slogan pendant les manifestations contre la loi travail : « Se lever pour 1200 c’est insultant »
.

N10 : Moi je dis 1000 carrément ! Je ne savais pas forcément que c’était autant repris, pas plus que « Le Monde ou Rien » de PNL. Mais je parle du SMIC quoi. Le salaire minimum c’est quelque chose que je n’accepte pas. Tout le monde a besoin de manger, je ne critique pas les gens qui acceptent un travail de ce genre, mais moi tant que je pourrais faire autrement, je le ferais. Pourquoi ? Parce que j’estime qu’une heure de mon temps ne vaut pas huit euros. La notion de salaire, le fait que tous les mois tu reçoives la même chose, que ça ne varie jamais… je ne peux pas. On en revient aux chiffres, encore ! [Rires]


Merci à Arnaud & Amine.

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