Blog Abcdr : Masta Ace

 
 

WYLA?

Quand on n’est pas spécialement d’humeur à donner dans le blanc binoclard chicogoan névrosé (il y a un gros nid là-bas, non ?), il suffit d’aviser deux secondes la couverture enfantine, puis de lire que le blaze de l’hôte fait référence aux Goonies (coup de vieux n°1) pour avoir une soudaine envie de fuir. On se rassure en deux temps. D’abord en tombant sur la liste des invités : quelqu’un qui réussit à s’entourer de KRS One, Masta Ace, Edo.G, Prince Po, Rodney P (ex-London Posse, et coup de vieux n°2), pour ne prendre que les noms les plus connus, ne peut pas être foncièrement mauvais. Ensuite en comprenant qu’on s’est planté dans les grandes largeurs : Copperpot n’est pas rappeur, mais “simplement” producteur.

Voilà un disque à conseiller à ceux qui ne sont pas contre le crossover par principe, mais faut pas trop pousser quand même. Si Copperpot collabore ici avec des zicos (du groupe Tortoise, notamment), sort ici et là sa MPC des sentiers battus par le boom-bap et laisse place à la chanteuse Valeska Jakobiwicz, “WYLA ?” développe pour l’essentiel un son sans chichis, classique et efficace, avec pour point culminant ‘Art of Rap’ et son violoncelle qui va bien. Pas vrai?

Copperpot feat. Masta Ace & Edo.G – ‘Art of Rap’.

Plusieurs autres morceaux à se mettre sous la dent, dont ‘Demo’ animé par l’anglais Braintax, un type qui mériterait sûrement qu’on se penche sur son cas (un peu tard, puisqu’il a annoncé qu’il arrêtait les frais avec son “Last and Best Album”) et quelques expériences méritoires, comme la prestation de Prince Po sur un beat souligné par la basse de Matthiew Lux, du groupe Isotope 217.

Pour continuer la découverte, plus d’infos et de sons ici.

Ah, j’oubliais : Copperpot a casé deux productions sur le dernier album de Pace Won, “Teamwoninc”. On devrait en recauser bientôt.

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Posté par Greg le 10 janvier 2009 | Catégorie : Uncategorized | 7 commentaires »
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Eminem est sur la bonne voie

L’info a l’air un peu anecdotique : aujourd’hui, sur la radio satellite Shade 45, Eminem a fait une brève apparition dans l’émission de Tony Touch. Pas pour présenter un nouveau titre, ni même balancer un court freestyle sur l’instru de ‘A Milli’. Rien de tout ça. Marshall Mathers est simplement sorti de sa tannière pour évoquer les vingt ans du label angelino Delicious Vynil, à qui le hip-hop doit notamment les premiers Pharcyde et “Sittin’ on chrome” de Masta Ace. Le même Masta Ace, présent sur le plateau, a pu entendre Eminem dire tout le bien qu’il pensait de lui, encore tout étonné de voir que le blondinet avait choisi de remixer le titre ‘Slaughtahouse’ pour la compilation anniversaire du label.

Depuis l’album “Encore” en 2004, Eminem s’est retrouvé sur une pente savonneuse. Il a connu, en plus de ses routinières disputes familiales, une embarassante accusation de racisme, la mort de son meilleur pote Proof, le déclin lancinant de l’équipée G-Unit-Shady-Aftermath et la hausse de sa courbe de poids. L’année dernière, quand la rumeur racontait que Slim Shady passait ses journées à jouer à la Playstation sans même prendre le temps de teindre sa tignasse, il semblait presque inéluctable qu’il devienne définitivement le Elvis Presley du hip-hop, et finisse écrasé sous l’ombre de lui-même.

Quand on connaît l’ivresse des cimes – rappelez-vous les années 2002 et 2003 – il doit être assez difficile de se reconstruire une fois qu’on touche le fond. Surtout quand on vit dans l’oeil des caméras. Le “Eminem Show”, ce grand cirque intime que Marshall Mathers avait soigneusement mis en scène, a fini par ressembler à une sordide émission de télé-réalité dont il ne pourrait peut-être jamais sortir. Tout en essayant de réduire sa consommation de calmants, Eminem a fini par choisir – excusez le jeu de mot – de se faire porter pâle. Incontestablement, c’était pour lui la meilleure décision à prendre, et il y a quelque chose de vraiment rassurant dans cette discrète apparition radiophonique : plutôt que de tenter un improbable come-back ronflant (qui a dit “Detox” ?), Marshall semble recomposer petit à petit les pièces de son amour fracassé pour le hip-hop. S’il continue comme ça, il pourrait bien sortir, l’air de rien, dans un an ou deux, un petit album spontané et solide, sans le protocole marketing d’Interscope mais avec cette passion du rap qu’il a toujours en lui, comme le prouve son témoignage d’admiration pour Masta Ace. Ce jour-là, il ne sera peut-être plus en tête des ventes, mais il pourra savourer tranquillement sa renaissance.

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Posté par JB le 17 septembre 2008 | Catégorie : Edito, Uncategorized | 11 commentaires »
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“Avant c’était différent, aujourd’hui c’est différent…”

Mc Solaar, Biggie Smalls et Singuila sont au moins d’accord sur une chose : le temps passe, les choses évoluent et, parfois, beaucoup trop vite à notre goût. La simple évocation de Tabatha Cash, Ted Danson ou des Minikeums devraient – en théorie- vous provoquer quelques frissons et faire ressortir chez vous une pointe d’amertume assortie de quelques phrases convenues : “Ah, c’est fou ce que les années passent”, “C’était quand même bien d’être insouciant” et autres “Mais qu’est-ce qu’il est devenu celui-là ?”. Nombreux sont les artistes qui ont tenté dé décrire/décortiquer/combattre/célébrer ce sentiment si fréquent qu’est la nostalgie. Gros plan sur trois morceaux qui, chacun à leur manière, nous font faire un bond dans le passé.

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Posté par Mehdi le 25 août 2008 | Catégorie : Uncategorized | 10 commentaires »
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